De la viande, de la laitue et ce qu’il y a entre les deux

Alexia Leroux  & Meggan Largess  (2018)

De la viande, de la laitue et ce qu’il y a entre les deux

 

L’humain est un être omnivore, il ne consomme pas que de la viande, mais c’est une composante de plus en plus présente dans son alimentation. C’est peut-être pour cela que la production de viande a beaucoup augmenté durant les 50 dernières années. Ou peut-être que c’est causé par certaines croyances et influences. Par exemple, en France, il est commun de dire qu’il faut manger une à deux portions de viande par jour pour avoir une alimentation saine. La Chine, pour sa part, est de plus en plus influencée par le modèle de consommation occidental qui encourage un régime carné qui consiste à préparer des plats constitués majoritairement de viande. C’est ainsi que la production mondiale de viande est passée de 75 millions de tonnes à plus de 300 millions de tonnes par année.

Est-ce que les 76 kg de viande qu’un citoyen issu d’un pays industrialisé consomme chaque année, comparés aux 19 kg qu’il consommait il y a 50 ans, sont un choix sain? Nous croyons que cela peut engendre beaucoup de problèmes environnementaux, mais aussi qu’il est toujours possible de changer la donne.

La surproduction bovine représente, aujourd’hui, un problème de taille. L’élevage à grande échelle est une menace importante pour la biodiversité. On a rasé 130 000 km carrés de forêts au cours des 5 dernières années, en partie pour faire place aux besoins de l’élevage. Presque 75% des vastes régions naturelles qui ont été perdues en Amazonie l’ont été pour la production de viande ou de nourriture pour le bétail. 18% de gaz à effet de serre que nous produisons proviennent de l’élevage ou de la déforestation qui en découle. On évalue que la superficie des terres d’élevage augmentera de 30 à 50% d’ici 2050. Selon Greenpeace, c’est environ un hectare de forêt primaire amazonienne qui a été détruite toutes les 18 secondes en moyenne pour l’élevage de bétail cette année. Aussi, on estime que plus de 26% des terres qui sont hors de l’eau sont utilisées pour les animaux ou leur alimentation et que le bétail constitue presque 20% de la biomasse animale mondiale.

Il ne faut pas oublier que les terres utilisées actuellement pour le pâturage ont déjà été l’habitat de plusieurs espèces animales et végétales. Les chercheurs tiennent à nous rappeler qu’en plus de monopoliser les terres, l’élevage aggrave les changements climatiques. En effet, le bétail émet du CO2 en respirant et du méthane en digérant. De plus l’élevage contribue à la pollution de l’eau, car plus de 8% de l’eau potable utilisée par les humains est destinée à l’élevage.

Pourtant, de la viande in vitro à l’entomophagie en passant par la taxation de la viande, il y a plusieurs solutions possibles aux problèmes environnementaux causés par la consommation de viande.

Créer la viande, une façon d’aider notre planète

La viande in vitro est un produit carné, réalisé par des techniques d’ingénierie tissulaire. Ces viandes sont cultivées expérimentalement à partir de cellules  souches de myoblastes responsables habituellement de la formation des muscles squelletiques dans l’embryon. Cette technique in vitro utilise de 7 à 45 % moins d’énergie et 4% moins d’eau que l’élevage. De plus, seulement quelques cellules de bovin sont utilisées afin de produire, à la fin du processus, 10 tonnes de viande. Les premières viandes cultivées dans les laboratoires ont été celles du poisson rouge, de l’agneau et du bœuf. Cependant, le goût de ce type de viandes laisse encore à désirer.

Taxer la viande comme les cigarettes. QUOI?

L’idée de taxer davantage la viande a été proposée par l’Association pour le traitement
éthique des animaux (PETA). Selon cette association, lorsqu’un produit a des impacts sociaux et environnementaux aussi importants, nous devons le taxer comme nous l’avons fait avec les cigarettes. Bien sûr, nous avons de la difficulté à faire le lien entre la cigarette et la viande, car nous consommons cette dernière depuis des millénaires, mais l’Organisation mondiale de la santé classe la viande comme un produit cancérigène.

L’économiste Dean Baker a affirmé: « Je ne pense pas qu’une taxe sur la viande soit une mauvaise idée; il me semble raisonnable de dire qu’il y a des externalités associées à l’élevage de bétail, alors pourquoi ne pas les incorporer dans le coût du produit? ».

ATTENTION! Nous ne croyons pas que l’on doive tous devenir des végétariens et mettre de côté la viande pour toujours, mais la diminution de notre consommation peut aider. Cela peut ralentir les dégâts que la viande cause à notre corps et à notre planète.

Les insectes : notre avenir

L’entomophagie est la consommation d’insectes. Cette pratique existait déjà dans l’Antiquité. Cette façon de se nourrir était et pourrait encore être un moyen plus qu’intéressant d’aider la planète.

La  FAO a écrit un important rapport stipulant que l’entomophagie est une solution innovante pour nourrir la planète. Les insectes sont les champions de la teneur en protéines, ils peuvent en contenir plus que toutes les autres sources, dont le bétail d’élevage qui ne lui arrive pas à la cheville à ce niveau !

 

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Les insectes ne sont pas seulement une bonne source de protéines, mais ils sont également riches en bonnes matières grasses, en vitamines, en fibres et minéraux et ils contiennent beaucoup moins de calories que la viande traditionnelle, ce qui permet de préparer de bons repas équilibrés et bons pour la santé en plus de faire plaisir à notre planète. Plus de 1900 espèces d’insectes peuvent être consommées par l’humain. Les chenilles, criquets, guêpes et grillons offrent une très grande diversité et ouvrent plusieurs portes à la gastronomie à base d’insectes, ce qui peut nous aider à apprécier ce type de nourriture.

Les insectes font d’ailleurs déjà partie des repas traditionnels de plusieurs régions d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud et d’Australie. 2 milliards d’individus en consomment tous les jours et 4 millions en consomment occasionnellement.

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En plus d’être bons pour la santé, certains insectes servent à fabriquer des médicaments. Par exemple, le mille-pattes, en Corée, est utilisé pour soigner l’arthrite. Donc, pourquoi ne pas essayer de s’alimenter d’une manière écologique qui peut aider la planète et notre santé ?

Finalement,  lorsque nous pensons à changer notre consommation de viande, nous croyons souvent que le tofu et la salade sont les seules solutions. Désormais, vous saurez qu’il existe d’autres alternatives. Vous êtes maintenant libre de faire le choix entre le bœuf, la laitue et ce qu’il y a entre les deux. Toutefois nous espérons qu’à l’avenir, lorsque vous commanderez un bon steak, vous vous questionnerez sur sa provenance et sur l’impact qu’il a sur l’environnement.

Références :

INTRO

Le devoir1

IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX

Le devoir2

Extenso

Geo

Mon site

La Presse

SOLUTIONS

La presse1

La presse2

Wikipédia

Vice

Commerce monde

être végétarien n’est pas une solution  

dimminution

consommation monde

radio canada

 

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