Desertec

Nicolas Allard et Xavier Dupont (2019)

Desertec

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Tout d’abord, l’épuisement de l’or noir, du charbon et du gaz naturel est pour bientôt.  Après plus de 200 ans d’extraction minière et de pompage, les vieilles énergies ont atteint le bout du rouleau.  Les ressources naturelles sont présentes en quantités limitées. Des estimations démontrent que d’ici 230 années, le charbon sera complètement exploité. Les réserves de pétrole seront vides d’ici 40 ans et, pour le gaz naturel, il reste environ 70 années avant l’épuisement complet.

Le monde moderne tourne grâce aux énergies «fossiles» et ne semble pas encore prêt à passer aux énergies renouvelables. Ainsi, en 2017, nous avons consommé l’équivalent de 179 000 litres de pétrole par seconde.

Cette dépendance est trop importante. Il suffit de regarder autour de vous pour constater que le pétrole est partout : l’essence, le plastique, l’huile des voitures et même le savon! Si ces énergies disparaissent avant que notre monde n’ait réussit à changer de source principale d’énergie, il y a un risque de crise économique majeure. Les transports se verraient paralysés et l’électricité pourrait devenir restreinte pour des millions de gens. Il serait même raisonnable de penser que des guerres pour les derniers barils pourraient prendre forme, dans le pire des cas.

Deuxièmement, il y  a ce qu’on appelle «les émissions de gaz à effet de serre», qui sont à l’origine des changements climatiques.

L’utilisation des hydrocarbures produit beaucoup trop de CO2, ce n’est pas un secret. Nous en avons utilisé en si grandes quantités que l’environnement se dégrade maintenant à une allure alarmante. Ces énergies polluent l’air, l’eau, la terre et empoisonnent tout ce qui y vit. Évidemment, ceci a des impacts : des catastrophes naturelles comme les cyclones, des pluies qui deviennent de plus en plus abondantes, la fonte des glaciers qui est à l’origine de la montée du niveau des mers…

En Chine, par exemple, l’air dans certaines grandes villes est si pollué que les citoyens doivent parfois porter des masques lorsqu’ils sortent de leur maison pour se protéger des déjections toxiques des usines.

Le transport automobile, maritime et aérien fait partie des principales sources de gaz carbonique. Ainsi, en 2016, le transport était le deuxième plus gros producteur de gaz à effet de serre, après la production d’électricité. Le transport de marchandises représente environ 40% des émissions totales liées au transport. Il y a 1/3 qui est attribué au transport maritime et le 2/3 restant est attribué aux déplacements terrestres.

Le 60% restant correspond au transport de passagers. Plus de 50% de ces émissions proviennent des déplacements urbains.

Le transport aérien représente seulement 16% des émissions du transport des passagers.

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Des études démontrent que, d’ici 2050, les émissions mondiales de CO2 liées au transport devraient augmenter de 60%, ce qui est énorme.

La solution

Le projet Desertec est une fondation d’origine Allemande, dont les activités s’étendent en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe. Les sources d’énergies que la fondation cherche à exploiter sont l’énergie photovoltaïque, l’hydroélectricité, la biomasse, les éoliennes et la géothermie.

Ce projet a vu le jour en 2009 et tente de lutter contre l’épuisement des énergies fossiles et les impacts de leur utilisation sur l’environnement.

Desertec a comme but de connecter les grandes centrales photovoltaïques et thermodynamiques solaires de partout à travers l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.  Le lieu «central» des opérations est situé au beau milieu du Sahara, où des milliers de panneaux photovoltaïques seront installés. Puisque le projet est toujours en développement, il est impossible de prévoir le nombre exact de panneaux qui seront installés. On sait seulement que la surface disponible est de  3,49 millions de kilomètres carrés. On parle donc d’une source d’énergie renouvelable et durable.

Les centrales photovoltaïques, sont des dispositifs techniques de production d’électricité, par des modules solaires photovoltaïques qui sont reliés entre eux.

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solar power plant near Serpa

Les centrales thermodynamiques, elles, concentrent les rayons du Soleil à l’aide de miroirs afin de chauffer un fluide caloporteur (qui transporte la chaleur ). Cette chaleur peut ensuite être utilisée afin de produire de l’électricité. On peut également prolonger le fonctionnement de la centrale de plusieurs heures au-delà du coucher du Soleil si on stocke le fluide caloporteur dans un réservoir.

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L’énergie ainsi produite serait envoyée partout en Europe. L’Allemagne, entre autres, tire en partie son énergie des centrales au charbon qui sont extrêmement polluantes.

L’objectif, d’ici 2050, est de fournir 17% de l’électricité de l’Europe.

Une partie de l’énergie produite sera exportée vers le Moyen-Orient et l’Afrique pour combler une partie de leurs besoins en énergie. Cela pourrait favoriser une stabilité politique et économique dans ces régions.

Maroc : Le projet Desertec

Par contre, plusieurs pays s’opposent à ce projet, dont l’Algérie, à cause du partage de l’énergie. L’Europe prévoit en effet s’approprier la plus grosse part

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Références

-Connaissances des énergies

-Wikipédia/Desertec

-Wikipédia/Photovoltaïques

-Wikipédia/Thermondynamiques

-Bastamag

-Énergies fossiles

-Chine

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