La biodiversité menacée dans les pôles

 

Par Laurence Lebrun et Roxanne Mayer (2010)

La biodiversité menacée dans les pôles

 

Depuis  1970, les conséquences  des changements climatiques se font de plus en plus voir et sentir dans notre société. Les  pays industrialisés ainsi que ceux en voie de développement sont conscients de  l’impact de la pollution créée par l’humain sur l’environnement. Cependant, nous ne réalisons pas toujours l’ampleur de ce qui se passe ailleurs que chez nous. En effet, en Arctique et en Antarctique, les répercussions de la situation environnementale commencent à affecter plusieurs écosystèmes de ces territoires.

Les mammifères les plus connus touchés par le bouleversement écologique sont certains types de phoques et les ours polaires, majoritairement installés en Arctique. N’oublions cependant pas l’écosystème marin. À cause du réchauffement de l’eau, plusieurs espèces pouvant vivre dans des milieux plus  cléments migrent maintenant vers ces eaux. Un biologiste du National Oceanography Center, Sven Thatje, affirme que la venue du crabe appelé crabe royal pourrait, entre autre, affecter gravement la quiétude de mollusques et coquillages installés à ces endroits depuis fort longtemps. Si la température de ces eaux continuait d’augmenter, ce fond marin pourrait également être témoin de l’arrivée de plusieurs espèces de requins plus connus dans les courants chauds.

Bien que la menace de disparition des ours polaires soit un sujet souvent traité, nous ne devons pas fermer les yeux et prendre les avertissements à la légère. Si ce sujet est si médiatisé, c’est que l’urgence de faire quelque chose est de plus en plus pressante. En ce moment, la population d’ours blancs est arrondie à 20 000 individus. D’ici 2050, les chercheurs estiment que deux tiers de ces animaux disparaitront en raison de la fonte des glaces. « Si nous n’agissons pas immédiatement l’Arctique va rapidement devenir méconnaissable », a affirmé Tonje Folkestad, spécialiste du changement climatique au WWF. Les banquises de l’Arctique ont déjà réduit de 9,2% par décennie et risquent de disparaitre entièrement d’ici la fin du 21e siècle si nous ne faisons rien. À cause de cette diminution glaciaire, les ours polaires n’arrivent plus à stocker assez de nourriture pour affronter l’hiver, car ceux-ci doivent écourter leur période de chasse. Les manchots à jugulaire, installés principalement en Antarctique, sont eux aussi une espèce menacée, leur principale source de nourriture se faisant plus rare. Cette espèce aurait effectivement diminuée de 30 à 66%. Pour ce qui est de la population des manchots Adélie, elle aurait diminué de 65% en 25 ans. En 1970, le nombre de manchots empereurs avait déjà diminué de moitié.

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Plusieurs pistes de solutions sont déjà mises en place un peu partout dans le monde pour tenter de  sauver cet écosystème, mais ces organismes ne règleront rien si la population mondiale refuse de s’y mettre et de poser de petits gestes concrets chaque jour. En effet, il ne s’agit pas d’aller dans ces territoires glaciaires pour espérer sauver cette situation, car, à la base, la fonte des glaciers qui menace la vie des ours polaires ainsi que le réchauffement des eaux qui entraîne un déséquilibre de la faune marine, n’est le résultat que de l’effet de serre, engendré entre autre par le surplus de  CO2. Il est évident que la mise en pratique quotidienne de petits gestes écologiques aura des répercussions positives sur notre environnement. Toutefois, le temps presse et la planète a besoin d’un changement radical afin de survivre. Avec la technologie et la science de plus en plus avancées, il existe désormais des méthodes de captage et de recyclage de CO2. Une de ces méthodes qui consiste, à l’aide d’enzyme, à transformer le gaz en ions bicarbonates, pourrait être une solution au surplus de CO2. Également, une autre méthode permettant de transformer ce gaz en matières inorganiques pourrait également être envisagée. De plus, cette méthode permet, une fois la matière inorganique obtenue, de servir dans la fabrication du ciment ainsi que dans celle du bicarbonate de sodium. Nous pourrions nous servir de ces progrès ainsi que de nos connaissances pour utiliser ces technologies dans un but précis et en faveur de la préservation de la planète. En plus de cela, comme nous vivons dans une société où tout touche de près ou de loin l’économie, une taxe pourrait être appliquée sur les produits dégageant du gaz carbonique. Il faut parvenir à s’ouvrir les yeux sur les désastres écologiques qui se déroulent ailleurs que chez nous, même à l’heure où vous lisez ces lignes. Le processus est déjà enclenché et si les glaces venaient à fondre complètement, l’espoir de sauver la situation planétaire ainsi que l’espèce humaine ne serait plus qu’un luxe que personne n’arriverait plus à se permettre.

World wild fund for nature (WWF)

World wild fund for nature (WWF)

Sven Thatje, biologiste polaire du National Oceanography Center

WWF

Rosa Touabi

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