La culture de la canne à sucre cause des problèmes.

Jérémy Vermette et Thomas Leboeuf (2018)

La culture de la canne à sucre cause des problèmes.

Dans des pays au climat chaud comme le Brésil, on cultive beaucoup la canne à sucre. La demande croissante entraîne une pression accrue sur les terres agricoles, ce qui amène plusieurs problèmes environnementaux.

L’un des problèmes causés par la surexploitation des sols est la perte des stocks de carbone.  Ce carbone est essentiel à la fertilité des terres. D’après les experts, 15% des sols de la planète sont dégradés.

De plus, lorsque la canne à sucre est cultivée industriellement, les agriculteurs utilisent beaucoup d’engrais afin d’augmenter la productivité. Or, ces produits chimiques, s’ils ne sont pas absorbés par les plantes, sont très néfastes pour les sols et causent l’acidification de ceux-ci, diminuant du même coup leur fertilité. Par la suite, lorsque la pluie tombe sur des sols bourrés d’engrais, elle s’écoule dans les cours d’eau et dans les nappes phréatiques, emportant les engrais avec elle. Malheureusement le phosphore et l’azote contenus dans ces engrais stimulent l’eutrophisation des cours d’eau et contaminent les nappes phréatiques.

Les solutions :

Un traitement , davantage utilisé en Amérique Du Nord, permet de décontaminer les nappes phréatiques. Il consiste d’abord à pomper l’eau souterraine. Par la suite, cette eau est filtrée à l’aide d’une membrane avant d’être traitée chimiquement  en faisant appel à de réactions d’oxydation à l’aide de l’O3  et de l’H2Oou de réactions de réduction qui utilisent le Fe.  Ces procédés chimiques comportent malheureusement des risques en cas de déversement accidentel. Ils sont également très coûteux, mais aussi très efficaces. Par la suite, l’eau est réinjectée dans le sol. La majorité du temps, seulement la surface de la nappe phréatique sera pompée et filtrée puisque la majorité des polluants sont situés en surface.

La France, pour sa part, a développé un traitement biologique des sols. On commence par y introduire des micro-organismes qui s’alimentent de polluants organiques. Par la suite on y associe un procédé appelé le « Bio-venting » qui consiste à injecter de l’air et des nutriments dans le sol afin de stimuler le travail des micro-organismes.

Enfin, il existe également des solutions écologiques permettant de protéger les sols sans devoir investir dans des installations coûteuses ou dans l’achat de produits chimiques. Il serait même possible, de cette façon, de baisser considérablement le taux de dioxyde de carbone dans l’air, c’est-à-dire de 0,6% par an, en replaçant le carbone dans le sol. De quelle façon? En se servant des plantes et de la photosynthèse pour filtrer le dioxyde de carbone de l’air pour remettre le carbone dans le sol et l’oxygène dans l’air. Il suffit de diversifier nos surfaces de culture en favorisant le compostage, ce qui permettra d’augmenter la photosynthèse et accélérer le phénomène de filtration de l’air.

 

Références :

Les problèmes

Les solutions

Court documentaire

Bioventing

Filtration de la nappe phréatique

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