La surpêche du thon : un problème mondial

Par Sabrina-Lilly Bussière et Marianne Belleau (2011)

La surpêche du thon : un problème mondial

 

Les océans abritent diverses espèces de poisson incluant le thon. On y retrouve différentes sortes de thon. Il y a le thon rouge, le thon blanc, le thon albacore, le ptudo, etc. L’espèce de thon la plus pêchée de 2006 est la bonite à ventre rayé. Nous avons pêché 2,8 millions de tonnes de ce poisson en 2006. Cependant, ce poisson se retrouve en quantité limitée dans l’océan. En ce moment même, on peut le retrouver parmi les espèces en voie de disparition. La pêche est une activité pratiquée depuis longtemps. C’est une activité aussi vieille que l’humanité, car le poisson est une excellente source de protéines.

L’espèce en danger : le thon

 

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Le thon est un très grand poisson et un infatigable migrateur. Il se déplace en bancs. Il est donc plus simple pour les industries de le capturer à l’aide d’un filet. Il contient très peu de cholestérol et il regorge d’éléments nutritifs, dont le phosphore, le sélénium, les vitamines A et D, ainsi que celles du groupe B. Des études démontrent que la consommation du thon a des effets favorables sur la santé cardiovasculaire. Le thon est reconnu pour son hydrodynamisme, c’est-à-dire, l’ensemble des événements impliqués dans le déplacement des masses d’eau, sa bonne vision et sa rapidité. Il possède un système d’échange de chaleur qui permet de conserver au chaud ses muscles et ses viscères. Les viscères sont les organes situés dans les cavités corporelles comme la boîte crânienne. L’illustration ci-dessus  représente un thon blanc. C’est justement un poisson en régression à cause de la surpêche. La chair de celui-ci est surtout demandée au Japon, pour la confection de sushis.

Les principales méthodes employées pour capturer le thon

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De nos jours, on capture le thon de diverses façons. Les humains ont développé diverses techniques de pêche pour faciliter la capture. La madrague est une technique de pêche qui consiste à piéger des bancs de poissons lors de leurs migrations le long des côtes. D’immenses filets sont utilisés pour former un piège et pour diriger les thons vers la chambre de mort. Lorsque les poissons sont pris, les bateaux viennent se placer autour de la chambre de mort et ils relèvent lentement le filet en le resserrant. Il y a également la méthode des filets dérivants. Elle a été interdite par l’Union européenne, car elle pouvait capturer beaucoup trop d’espèces différentes comme les dauphins et les tortues marines. Ce sont des filets flottants immenses (plusieurs kilomètres) qui peuvent capturer des espèces de très grande taille. Il y a également la technique des appâts vivants. Cette technique consiste à capturer de petits poissons et les conserver vivants pour attirer des espèces de grande taille comme des thons. Les thons sont pêchés à la canne. Il y a aussi divers appareils qui ont été développés pour repérer plus facilement de gros bancs de poissons. Il y a les immenses bateaux de 50 à 120 mètres. Ils sont équipés de radars et de sonars pour détecter les bancs de poissons. Les techniques de pêche sont nombreuses. Cependant, en utilisant de plus en plus ces techniques, les mers et les océans se vident et, si nous continuons de vider les océans, il n’y aura bientôt plus de vie dans ces grandes étendues d’eau.

Le principal problème, la surpêche

Évidemment, ce qui cause l’extinction du thon, c’est la surpêche. Ce sont les industries de la congélation et de la conserverie qui régissent l’exploitation de la plupart des espèces de thon. Le thon rouge est celui qui a la plus grande valeur commerciale et il intéresse de nombreuses pêcheries. Cependant, il est un prédateur et il a plus tendance à accumuler des polluants comme le mercure, un métal très toxique. Les industries pêchent des poissons en quantités industrielles simplement pour faire des profits. Si nous n’agissons pas, les conséquences pour les générations futures seront désastreuses. Les océans sont en péril et nous devons faire quelque chose pour arrêter ce massacre. Depuis 1950, plus de 90% des grands prédateurs comme le thon et le requin ont été surpêchés et ils sont sur le point de disparaître pour toujours.

La surpêche du thon : y a-t-il une solution ?

Nous ne pouvons pas empêcher les gens de consommer du thon, mais la majorité de la population va chercher ce poisson dans les épiceries. Une solution serait de faire une gestion restauratrice de la ressource. Des expériences ont démontré qu’une gestion rationnelle de la ressource permet de restaurer et de protéger celle-ci. Par exemple, autour de Sainte-Lucie, une aire marine protégée soutenue par le FFEM a, en 10 ans, multiplié sa biomasse de poissons dans la réserve naturelle par 4 et elle a triplé autour de cette dernière. Une autre solution serait l’aquaculture. L’aquaculture, c’est la culture de poissons, de mollusques, de crustacés et de plantes aquatiques en eau douce ou salée. Elle pourrait répondre à la demande en poissons tout en améliorant l’habitat. La Chine et l’Inde pratiquent des élevages de cyprinidés (plus grande famille des poissons d’eau douce) qui permettent de produire une grande quantité de poissons sans utiliser de grandes quantités de farine de poisson. Cependant, l’aquaculture peut avoir des effets négatifs sur les eaux. Par exemple, quelques poissons peuvent réussir à s’échapper de la ferme aquacole. Ceux-ci se retrouvent dans un environnement auquel ils ne sont pas adaptés. Ils peuvent représenter un danger pour les autres espèces marines. On a également pu observer un exemple de pollution génétique. Nous avons retrouvé de l’ADN d’un autre poisson dans un esturgeon russe.  Voici quelques mesures proposées par la FAO ( Food and Agricultural Organisation ) pour un développement durable de la pêche dans certaines zones : améliorer la sélectivité des engins de pêche, réduire le rejet de débris emmêlants, encourager les installations aquacoles, contrôler les rejets de matière eutrophisante ( dégradation d’un milieu aquatique ), faire des recherches plus approfondies sur les mammifères que l’on capture, appliquer les nouvelles technologies du contrôle des stocks, tenir compte du faible taux de renouvèlement de l’espèce, etc.

Bref, les solutions que l’on veut appliquer ont, elles aussi, des conséquences sur l’environnement, mais, si nous n’agissons pas, nous risquons de voir le thon disparaître de nos assiettes et des océans. Selon nous, la meilleure solution serait de cesser la surpêche de ces poissons qui sont un maillon essentiel dans le cycle de la vie.

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