La tortue luth

Par Vanessa Roy et Valérie Trottier (2010)

La tortue luth

 

La tortue luth est le plus gros reptile de la planète, elle peut atteindre plus de 2 m de longueur et son poids peut dépasser les 900 kg. Cette tortue est unique, elle est classée comme étant la plus migratrice de tous les reptiles, car elle est la seule pouvant traverser des océans entiers. Cette tortue est une fervente mangeuse de méduses, ce qui lui pose différents problèmes. La tortue luth se reproduit en pondant ses œufs sur la terre, cependant l’accouplement se passe en mer. Ce qui est intéressant, c’est que pratiquement toutes les femelles retournent pondre leurs œufs sur leur plage de naissance. Les œufs ont une période d’incubation d’environ 60-65 jours.

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La tortue luth est considérée comme une espèce en grave danger d’extinction. Le nombre d’individus a diminué d’environ 80% depuis quelques années. Sa principale menace est l’être humain lui-même.

Voici quelques problèmes que l’homme pose à cette tortue fragile :

• La pollution et les débris en mer

• L’aménagement des côtes où les  principales nidifications ont lieu

• Le braconnage et la destruction des nids

• Les changements climatiques

• La capture inutile de la tortue

Les débris en mer : les matières plastiques que nous retrouvons dans les océans peuvent sembler très attirantes pour ces tortues. En effet, la proie préférée des tortues luth est la méduse. Malencontreusement, plusieurs des morceaux de plastique que nous retrouvons dans les océans ressemblent fortement à des méduses, donc les tortues les mangent sans réfléchir, ce qui  leur cause des lésions internes graves. Plus du tiers des tortues mortes au cours des 40 dernières années ont étés retrouvées avec des matières plastiques dans leur organisme.

L’aménagement des côtes : avec les années, les plages et les côtes où la tortue luth avait l’habitude de nicher sont devenues de plus en plus habitées et situées près des villes. Malheureusement, l’aménagement des plages a laissé peu de place où les femelles peuvent pondre en sécurité. De plus, même si elles trouvent un endroit sécuritaire, bien des tortues qui tentent de retrouver la mer après avoir pondu leurs œufs ne s’y rendent jamais, car elles sont distraites par les lumières de la ville.

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Le braconnage : dans bien des pays, les habitants tuent les femelles qui viennent nicher sur la plage pour consommer les œufs et la chair ou revendre la carapace et l’huile de tortue qui sont très recherchées par les marchés asiatiques et européens.

Les changements climatiques : puisque les tortues luth vivent principalement en mer, elles sont très sensibles aux changements climatiques. Ces changements impliquent souvent des variations dans la température et le niveau de la mer. De plus, il y a une augmentation du nombre de tempêtes de forte intensité, ce qui peut nuire à la reproduction des tortues.

La capture des tortues luth : les instruments de pêche sont l’une des principales menaces pour cette tortue. Bien souvent, elles restent prises dans les filets, les lignes et les cordes de pêche. Si elles arrivent à s’en sortir sans se noyer, elles sont souvent blessées gravement.

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Les solutions possibles : plusieurs pistes de solutions sont envisageables pour protéger la tortue luth de la menace de l’extinction complète de l’espèce.

Premièrement, plusieurs pays, comme le Congo, ont mis sur pied des programmes visant à la protéger. Dans le cas du Congo, le programme instauré se nomme Nyamu. Le but de celui-ci était de protéger un bloc de plage de plus de 100 km de long s’étendant de la ville Mayumba au sud du Gabon à la rivière de Noumbi au Congo. Lors de ce programme plusieurs tortues ont pu nicher en sécurité et, du même fait, plusieurs bébés tortues ont pu survivre et renouveler l’espèce. Si nous appliquions cette solution à plus grande échelle sur la planète, nous pourrions assurer un renouvellement stable de la population de ces tortues.

Deuxièmement, la WWF Programme de conservation du Canada a fait part de plusieurs mesures pour la protection de la tortue luth. Par exemple, on peut protéger les lieux de ponte, faire de la prévention et limiter la présence de filets de pêche proche des côtes.

Troisièmement, des groupes environnementalistes de nombreuses régions où sont situées des plages de ponte ont mis en œuvre des programmes de surveillance, des écobénévoles parcourent des plages la nuit pour essayer de protéger les tortues de leur plus grand prédateur, les humains.

Enfin,il pourrait y avoir d’autres pistes de solutions possibles pour protéger les tortues luths. Par exemple, il faudrait trouver une solution pour diminuer le niveau de mortalité des tortues à cause du plastique. Donc, si d’autres pays s’investissaient comme le Congo, les tortues auraient peut-être une chance de survie !

Fédération canadienne de la faune

Faune et flore du pays

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