Le braconnage, une nouvelle habitude de vie ?

Par Nicolas Samson et Samuel Pharand (2014)

Le braconnage, une nouvelle habitude de vie ?

Ces derniers siècles forment une époque de grands changements et de nouvelles technologies. Les humains n’imaginaient pas à quel point les impacts de leurs actions pourraient être dévastateurs. À cause du capitalisme, la recherche constante du profit, a mené beaucoup d’êtres humains modernes à devenir abusifs et insouciants, ne se préoccupant même plus de ce qui arrive devant leurs yeux, puisqu’ils ne portent attention qu’à leur propre personne. Depuis bien trop longtemps, des milliers d’espèces sont mises en danger à cause de nos gestes quotidiens, alors pourquoi ne pas changer notre manière de vivre dans une société qui pourrait être prospère pour tous et où nous vivrions en paix avec la nature?

La situation critique  en Afrique du Sud

De nos jours, une multitude d’animaux sont en danger pour différentes raisons telles que la chasse intensive, l’élevage à grande échelle, la déforestation, etc. L’être humain, de façon directe ou indirecte, est devenu le plus grand prédateur pour toutes les espèces animales de la planète. En répartissant mal les profits provenant de  l’exploitation des ressources naturelles que la planète avait à nous offrir, les humains ont créé un déséquilibre au sein des groupes sociaux. Avec le système économique dans lequel nous vivons (le capitalisme), les riches s’enrichissent sur le dos de la population pendant qu’ailleurs dans le monde, des milliers de personnes meurent de faim chaque jour, de déshydratation, de maladies et d’autres problèmes. Selon la FAO (Food and Agriculture Organization), un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes dans le monde. Cela représente plus de 5 millions d’enfants morts chaque année. Plutôt que d’axer notre vision du monde sur un développement économique qui ne profite qu’à certains, pourquoi ne pas penser un peu plus à une façon d’aider les gens dans le besoin, dont ceux qui meurent de faim?  En fait, le manque de nourriture sur la planète est totalement incompréhensible puisque nous en produisons des quantités suffisantes pour nourrir la planète entière, mais ce n’est pas la vérité dans laquelle nous vivons présentement. Une partie des récoltes des pays pauvres est utilisée pour l’exportation de nourriture (des bananes, des arachides, des oranges, etc) et une autre sert à la création de biocarburants (carburant fait à partir de la masse organique), ce qui diminue d’autant la nourriture disponible pour les populations locales. Celles-ci cherchent alors un moyen qui leur offrirait assez d’argent pour subsister, ce qui n’est pas toujours simple puisqu’ils les revenus sont souvent très faibles. Quelques-uns ont choisi comme solution le braconnage, ce qui n’est évidemment pas la meilleure solution, mais l’une des rares pouvant  rapportant assez d’argent.

Le braconnage, c’est la pratique de la chasse ou de la pêche illégale quand l’espèce visée est en voie de disparition et/ou protégée. Au Zimbabwe, ce phénomène est très courant. Face à la demande orientale, les organisations criminelles avides de profits ajoutent cette chasse illégale à leur liste d’activités malsaines. Rivalisant avec le prix de l’or, étant même plus précieuses que la cocaïne ou l’héroïne, les cornes du rhinocéros (pourtant faites de kératine, comme nos ongles) sont coupées et ce, parfois sans anesthésiant, à la hache, suite à l’immobilisation avec une arme, ce qui provoque la mort de l’animal quelques jours suivant cette abominable procédure. Malgré les tentatives de lutte contre le braconnage, une grande menace pèse sur ces gros ruminants. L’Afrique du Sud abrite une population importante de rhinocéros dans le parc Kruger. Malheureusement, environ 1500 de ces mammifères imposants ont été tués dans ce célèbre parc national. Le renforcement de la surveillance dans cette zone par l’armée, appuyée d’un drone, n’a pas empêché ce drame. Le nombre de rhinocéros tués par des braconniers pour récupérer les cornes est en passe de dépasser le nombre de naissances. Malgré le fait qu’ils savent que l’espèce est en voie d’extinction, les braconniers tuent de plus en plus pour alimenter un trafic mondial de cornes de rhinocéros servant à la médecine orientale. En 1800, il y avait plus de 1 million de rhinocéros dans la nature. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 18 000 dans la nature et 1 000 autres retenus en captivité. Par ailleurs, deux des cinq espèces dans le monde, le rhinocéros de Java et de Sumatra, sont proches de l’extinction.

Il n’y a pas que les rhinocéros qui sont sans cesse en danger face à ces tueurs sans pitié;  des éléphants, des lions et même des buffles sont tués chaque année. Ces géants pacifiques, nommés éléphants, sont traqués pour la revente de leurs défenses en ivoire qui servent à  fabrication de nombreux objets de luxe. Récemment, en plein cœur du plus grand parc national du Zimbabwe, quatre-vingt-un d’entre eux ont été empoisonnés au cyanure, pour leur ivoire, en l’espace de quelques mois seulement. Des villageois ont également été complices de cette action. Selon les chefs de village, la pauvreté serait la raison pour laquelle ils ont été impliqués dans cet acte impitoyable.

Conseil d’État à Londres

Solution : Cependant, malgré tous ces actes inhumains, il y a une mince lueur d’espoir, peut-être même plus. Les dirigeants du monde entier s’engagent dans la lutte contre le commerce illégal d’animaux.

l’IRF (International Rhino Foundation) et des experts internationaux ont publié un rapport contenant des estimations sur le braconnage des rhinocéros et y suggèrent des actions à mettre en place afin d’assurer la survie de ces espèces. Puis, en réponse à une forte reprise du braconnage des rhinocéros en Afrique depuis 2008, l’IRF relance une campagne baptisée « Operation Stop PoachingNow » (« Arrêter le braconnage maintenant ») qui prévoit la formation et la fourniture d’équipements à des unités anti-braconnage au Zimbabwe et en Afrique du Sud ainsi que la diffusion d’informations pour éduquer le public sur la menace grandissante pesant sur ces animaux. De plus, il y a moins d’un mois, la Grande-Bretagne et quelques chefs d’État d’Afrique du Sud se sont réunis  afin  d’améliorer l’application de la loi, (donc de sévir bien plus, en augmentant la peine d’emprisonnement et les amendes), de faire en sorte de réduire la demande pour les produits de la faune illégaux en sensibilisant la population et de soutenir le développement de moyens de subsistance alternative  durables.

En novembre dernier, suite à un financement d’environ 15 000 dollars, la WWF (World Wildlife Fund) a lancé une opération qui va moderniser les méthodes de protection contre le braconnage. Cette opération a pour but d’implanter des puces presque indétectables dans les cornes et dans différentes parties du corps de plus de mille rhinocéros. Pour cela, les rhinocéros seront repérés, endormis et leurs codes génétique seront prélevés.

Pour conclure, il serait bien de sensibiliser la population mondiale sur quelques-uns des horribles crimes que font les humains, entre autre le braconnage, de protéger les espèces plutôt que de les exterminer et éventuellement de régler certains problèmes économiques majeurs poussant, pour l’instant, l’humain à utiliser les ressources naturelles afin de récolter toujours plus de profits.

 

 

Références:

http://www.nationalgeographic.fr/tag/braconnage/

http://www.afrik.com/zimbabwe-les-elephants-victimes-de-braconnage

http://www.encyclopedie-universelle.com/abattage-animaux-menaces-disparition-extinction.html

http://www.lapresse.ca/environnement/especes-en-danger/201311/22/01-4713588-le-braconnage-en-passe-de-tuer-plus-de-rhinoceros-quil-nen-nait.php

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