Le manque d’eau potable au Brésil

Par Maxime Lanthier et Noémie Sabourin (2011)

Le manque d’eau potable au Brésil

 

Depuis toujours, l’eau est une ressource importante pour les espèces vivantes, particulièrement pour les humains. Cependant, l’eau potable se fait de plus en plus rare dans certains pays. Le Brésil n’est pas l’un d’eux, puisqu’il possède près de 12 % de l’eau douce de la surface du monde, mais près de la moitié de sa population est aux prises avec le manque d’eau et, dans le monde, le chiffre s’élève à 1.6 milliards de personnes. Ce chiffre est énorme puisqu’il signifie que la plupart d’entre eux souffrent de stress hydrique(problème qu’a un organisme dû à un déficit d’apport en eau). Bref, pour l’humanité, l’eau potable représente beaucoup et, sans elle, les humains peuvent dire au revoir à ce grand privilège qu’est la vie.

Les causes

 

L’un des problèmes au Brésil, c’est que l’eau douce est répartie de façon inégale : il y en a 70 % en Amazonie, région où vit moins de 7 % de la population nationale, 15 % dans le centre-ouest, 6 % dans le sud et le sud-est et le 3 % restant est  situé au Nordeste. L’inégalité de cette répartition dans le pays, avec un grand désavantage pour le Nordeste brésilien,  est la conséquence des caractéristiques géo-environnementales de la région, comme de la topographie (disposition ou relief d’un lieu) et des sécheresses qui ravagent habituellement la région.  Un autre des problèmes est qu’au Brésil,comme ailleurs dans le monde, les gens ne savent pas se servir de l’eau parce que 46 % de l’eau douce est perdue dans le transport dans les canalisations tout au long des réseaux de distribution, ce qui suffirait à alimenter la France, la Belgique, la Suisse et le nord de l’Italie en eau. De plus, d’autres problèmes sont venus aggraver la rareté des ressources hydrologiques du pays, comme la hausse de la température moyenne qui fait augmenter le taux d’évaporation, la déforestation autour des sources, la pollution, l’accroissement des villes, l’augmentation de la demande de la consommation humaine et l’irrigation.

 

La principale conséquence de cette situation est l’augmentation du taux  des maladies hydriques touchant plus particulièrement les enfants. Cette réalité touche surtout les zones rurales reculées qui ne bénéficient d’aucun système d’assainissement (système visant à traiter les eaux usées). Les causes de cette conséquence sont que les services publics d’approvisionnements en eau ne servent  pas toujours ces communautés, car ils se limitent aux villes.  Il n’existe d’ailleurs pas de services de contrôle de la qualité des sources d’eau qui servent les villages. Pour ces raisons, les services médicaux locaux signalent régulièrement la présence de maladies hydriques transmises via l’eau contaminée.

Les solutions

Il existe plusieurs solutions pour remédier à ce problème, dont plusieurs qui sont déjà en cours d’implantation pour aider le Brésil.Également, il y en a déjà qui sont mises en place. Tout d’abord, depuis 10 ans, ChildFun Brésil est associé au réseau international Global Water Watch. Leur but est de créer un plus grand confort pour les enfants et leur famille en améliorant la qualité de l’eau, ce qui réduirait le taux de maladies hydriques. Cet objectif vise également à rendre accessible l’eau à plusieurs communautés tout en formant des réservoirs d’eau. Ces réservoirs sont en béton et sont destinés à recueillir l’eau des pluies torrentielles qui tombent pendant la courte saison des pluies. Ils sont installés sur les toits ou sur le sol. Ces réservoirs ont une capacité de 16 000 litres et peuvent subvenir aux besoins en eau pour la consommation, le lavage et la cuisine d’une famille de cinq personnes pendant une année. De plus, 41 écoles et centres de développement de la petite enfance ont été équipés, 4 barrages et zones de rétention d’eau servent aujourd’hui 30 villages et, grâce à tous ces efforts, 60 000 personnes ont désormais de l’eau potable.

En second lieu, ChildFun Brésil a développé le programme « L’eau pour la vie ». Ce programme vise l’implantation de réservoirs, comme ceux qui sont décrits ci-dessus, pour chaque foyer qui sont en difficulté hydrique. Ce programme vise aussi le contrôle participatif de la qualité de l’eau au moyen de la méthode « Water Watchers ».  Ce sont des kits qui ont été développés pour permettre une meilleure utilisation du terrain. Ils permettent d’identifier si l’eau est porteuse de coliformes fécaux (bactéries qui, si elles sont en trop grand nombre, peuvent affecter la santé des gens, comme la bactérie Escherichia coli (E. coli)).

Troisièmement, il y a un projet nommé « One Million Cisterns » qui rassemble pour la première fois un grand nombre d’organisations non gouvernementales brésiliennes (ONG), des ONG internationales et le gouvernement brésilien. Ce projet vise à construire un million de réservoirs comme ceux qui ont été décrits plus haut et il est en bonne voie puisque 100 000 citernes sont déjà installées.

 

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