Le manque d’eau potable en Afrique du Sud

Par Gage De Graaf et Amélie Primeau (2010)

Le manque d’eau potable en Afrique du Sud

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Depuis toujours, l’eau est essentielle à la survie de l’humanité. Cependant, cette eau doit être potable pour être bue, sans cela, de graves problèmes peuvent survenir. L’eau potable commence à se faire rare, notamment pour les pauvres en Afrique du Sud. Dans ce pays, un tiers de la population n’a pas accès à l’eau potable et près des deux tiers manquent d’installations sanitaires de base. Le manque d’eau potable est un problème très grave, puisque qu’il y a plus de 1,6 millions d’enfants de moins de 5 ans qui en meurent chaque année dans le monde. Cela équivaut à la mort d’un enfant toutes les 19 secondes. Bref, on peut en conclure que l’eau potable manque à beaucoup de gens, notamment en Afrique du Sud.

Les raisons de ce manque d’eau potable

 

L’Afrique du Sud possède des usines minières très polluantes et elles déversent des substances toxiques dans les rivières. Par exemple, à Johannesburg, de grandes compagnies minières sont accusées de déverser des polluants radioactifs dans les cours d’eau. De plus, chaque année, la rivière Wonderfontein Spruit reçoit 50 tonnes d’uranium déversé par les mines d’or. Les 150 000 personnes habitant dans des bidonvilles le long de cette rivière y puisent directement leur eau. À un autre endroit, le Lac Robinson, qui était une bonne zone de pêche, a maintenant une forte concentration en uranium (16 mg/litre) et un pH de 2,2. Cette eau est acide comme du jus de citron et est classée zone radioactive par la NNR (National Nuclear Regulator). Bref, toutes ces eaux sont maintenant beaucoup trop polluées et gaspillées.

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Conséquences

 

On estime que, d’ici 2020, il y aura entre 75 et 250 millions d’Africains qui n’auront pas la quantité d’eau nécessaire à leur survie. Alors que certains Africains doinevt se contenter de 10 à 40 litres d’eau potable, d’autres humains en consomment 600 litres par jour, notamment en Amérique du Nord. Les impacts des eaux polluées touchent principalement les pauvres qui vivent dans des endroits insalubres. Selon des études, ce serait les femmes et les enfants qui souffriraient le plus du manque d’eau. Dans certaines régions de l’Afrique du Sud, les femmes doivent marcher jusqu’à deux kilomètres pour aller chercher de l’eau. Il est déjà arrivé que des femmes soient tuées par des crocodiles, alors qu’elles allaient seulement s’approvisionner en eau. Cela prouve que leurs conditions de vie sont insensées. Les pauvres qui se voient obligés d’utiliser de l’eau polluée se retrouvent souvent avec des problèmes de santé à cause des bactéries qu’on y retrouve. On estime que près de la moitié des habitants de l’Afrique du Sud souffrent de maladies dues à ce manque d’eau. La consommation d’eau polluée entraîne la plupart du temps des maladies diarrhéiques telles que la dysenterie, la typhoïde, le choléra, etc. De plus, cela peut entraîner des maladies de peau, telle que la gale. On peut donc conclure que le manque d’eau potable et l’utilisation d’eau polluée est catastrophique.

Quelques solutions

 

Même s’il y a énormément de pauvres en Afrique du Sud, c’est en même temps le pays le plus riche de l’Afrique. Malheureusement, l’argent de ce pays est surtout utilisé pour le pétrole et les mines de diamants, puisque que cela rapporte de l’argent au pays. Au contraire, avec cet argent, il faudrait penser à installer des infrastructures pour rendre l’eau potable. Par exemple, des centrales électriques de marée pour purifier l’eau pourraient être installées dans l’océan Atlantique, puisqu’il est situé juste à coté de l’Afrique du Sud. Ces centrales marémotrices tirent leur énergie de la force de la marée. Avec ce processus, l’eau qui est amassée pour produire de l’énergie, pourrait se faire filtrer par la suite, par un système de filtrage (osmose inversée). De cette façon, ces centrales produiront non seulement de l’énergie à partir de ressources renouvelables, mais elles filtreront l’eau polluée pour qu’un plus grand nombre de personnes en profite. Puisque ces centrales utilisent une énergie renouvelable et non polluante, cela réduit la concentration de la pollution ajoutée à l’eau. Par contre, ces centrales ne sont pas encore aussi performantes que d’autres, car elles sont peu utilisées, donc peu rentables. Il faudrait donc en construire des versions améliorées, pour que celles-ci soient plus performantes et donc plus rentables. De plus, il faudrait développer des installations pour distribuer l’eau potable, pour qu’elle soit accessible à tout le monde. Pour éviter de gaspiller de la bonne eau, comme pour arroser son terrain ou son entrée pendant des heures, il faudrait installer des compteurs d’eau. Par contre, ces compteurs devraient être installés dans des résidences dont les propriétaires ont un salaire minimum de 50 000$ par année, par personne. Ainsi, les personnes qui utiliseraient de l’eau excessivement, seraient dans l’obligation de payer une amende. De cette façon, les personnes feront plus attention à leur consommation d’eau potable, car elles ne voudront pas débourser davantage d’argent. L’eau potable sera donc répartie plus également entre les riches et les pauvres, car ces derniers ne seront pas contraints de payer l’eau potable dont ils ont besoin pour leur survie. Avec ce nouveau système, on éviterait de gaspiller de l’eau non polluée, pour qu’elle soit partagée également entre les riches et les pauvres.

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