Le problème de la surpêche

Par Brandon Guimont et Karl St-Maurice (2011)

Le  problème de la surpêche

situation de notre écosystème

 

L’eau représente 70,71% de notre planète. Depuis toujours, elle fait partie courante de notre vie et nous avions vu cette ressource et son écosystème comme étant une ressource inépuisable. À cause de notre système capitaliste qui favorise les profits en dépit de tout autre chose, et aussi à cause des nouvelles technologies qui étaient totalement impensables dans le passé, l’eau ,cette magnifique ressource, est maintenant en péril. Pour notre part, nous n’allons aborder qu’un des nombreux problèmes reliés à l’eau, ce sera le problème de la surpêche.

cause du problème

 

La demande pour les produits de la pêche a doublé en 30 ans et on  s’attend à ce que la demande augmente de 1,5% chaque année. Il est évident que notre demande pour les poissons et les fruits de mer est de beaucoup supérieure à nos ressources. Les poissons n’ont plus aucun refuge et le rythme de pêche est tel que les poissons n’ont plus le temps de se reproduire. Avec les nouvelles technologies, les lignes de pêche peuvent atteindre 120 kilomètres de long et être équipées de plusieurs milliers d’hameçons. Il y a aussi les filets qui peuvent atteindre 60 kilomètres en longueur. De plus, les nouveaux sonars, les plates-formes satellitaires, les suivis aériens et les radars permettent aux pêcheurs de savoir où se trouvent exactement les bancs de poissons .Dans le passé, il était impossible de rester très longtemps en mer, car le poisson périssait. Grâce aux techniques de conservation, les bateaux sont maintenant de véritables usines à poissons. Le fait que les bateaux peuvent maintenant rester en mer pendant de longues périodes leur permet de ne plus se limiter aux zones côtières. Le marché est maintenant international et peut être pratiqué pendant toutes les saisons. Le libre accès est un autre problème qui a mené à la surpêche. Tous ceux qui possèdent un bateau et l’équipement nécessaire à la pêche peuvent profiter des produits marins. La seule réglementation à ce sujet est qu’il est interdit de pêcher dans une zone exclusive à l`économie d’un pays. Par contre, ils peuvent pêcher partout ailleurs ! Les prises non désirées font aussi partie du déclin de l’écosystème marin. Près de 25% des prises sorties de l’eau n’atteignent jamais le marché. En moyenne, 27 millions de tonnes par an sont rejetées  à l’eau, mais la plupart des prises rejetées ne survivent pas. La raison de leur rejet est que leurs espèces ne valent pas beaucoup d’argent ou que leur taille n’est pas assez grande pour en tirer profit. De nombreuses  personnes dépendent de la pêche, donc malgré des pertes économiques dans ce marché depuis plus de 10 ans, le gouvernement subventionne plusieurs entreprises de pêche. Ceci permet aux pêcheurs de rester dans des zones de pêche proches de l’épuisement, même si ce n’est plus rentable. Après avoir pêché de grands prédateurs comme le thon, le marlin, la morue et l’aiglefin, les pêcheurs s’en prennent à de petits poissons qui sont à la base de la chaîne alimentaire ,ce qui  dérègle l’équilibre atteint au cours de centaines de milliers d’années. De plus, il y a la pêche illégale. En 2001, 1300 navires, pratiquant la pêche illégale, désertifiant et détruisant les fonds marins, ont été dénombrés. Les braconniers des mers opèrent hors de portée de réglementation et leurs techniques sont très mauvaises pour l’environnement. Les pêcheurs pirates achètent des drapeaux de complaisance de pays pour passer inaperçus.

Solutions de la surpêche

pêcherie illégale

 

Plus de 30 organisations ont été fondées pour la gestion de la pêche. Des interdictions d’accès aux ports et des restrictions commerciales ont été mises en place pour aider à décourager les pêcheries illégales. Plusieurs bateaux ont été mis au rancart. Les États pourraient déclarer illégaux les pavillons de complaisance et refuser l’entrée des navires qui les arborent, mais cette solution serait difficile à réaliser car les entreprises font des profits énormes avec ceci, en fait la plupart des bateaux commerçants arborent un pavillon de complaisance. Greenpeace et la fondation pour la justice environnementale ont emboité le pas dans cette direction. Ils demandent aux gouvernements de fermer les ports aux braconniers, de leur interdire l’accès au marché et de poursuivre les sociétés qui les soutiennent. Aussi, Il faudrait limiter l’effort de pêche à des niveaux durables pour que les poissons aient le temps de se rétablir, mais ceci est difficilement pensable puisque 35 millions de personnes travaillent dans le secteur de la pêche et une baisse de production pourrait mettre beaucoup de gens à la rue.

pêche traditionelle

 

Une autre possibilité pourrait être de revenir à la pêche traditionnelle, par exemple, avec des casiers à poissons ou la pêche à la ligne pour certaines espèces. Une pêche sélective pourrait diminuer le nombre de prises accidentelles.

coupure du gouvernement

 

Une autre solution serait de supprimer les subventions que le gouvernement offre aux pêcheurs, cette coupure permettrait une diminution de construction de nouveaux navires.

aires marines

 

Certains écologues ont recommandé la mise en place d’un réseau mondial d’aires marines d’ici 2012. Cela aurait pour effet de protéger l’équivalent de 20 à 30 pourcent des mers et des océans, ce qui représente de 40 à 60 fois plus qu’aujourd’hui. De plus, on pourrait créer des emplois et, ce faisant, élever le nombre d’emplois relié à la pêche de 830 000 à 1,1 million d’emplois. Cela aurait pour effet de remplacer des pêcheurs par des gardes de mers. De plus, le coût de ce projet approcherait les 5,7 à 7 milliards de dollars, ce qui est nettement inférieur aux 15 à 30 milliards qui ont servi à subventionner la pêche, mais, bien sûr, les entreprises sont contraintes à ne penser qu’aux profits que va leur procurer leur investissement de 15 à 30 milliards.

que pouvons-nous faire ?

 

Quelques solutions s’offrent à nous en tant que consommateur. L’ASPAS, l’association pour la protection des animaux sauvages, en propose quelques-unes. Une des solutions serait de ‘boycotter’ les souvenirs de bord de mer comme un collier de corail, des coquillages, des étoiles de mer, des hippocampes séchés, etc. On pourrait aussi éviter les poissons chers qui font exploser les cours, et préférer plutôt les poisssons les moins chers. On pourrait aussi éviter de consommer certains poissons comme le thon rouge. Cependant, il est impossible de conseiller la consommation de certaines espèces à long  terme, car même pour une espèce très répandue, si elle est victime de surexploitation elle pourrait disparaître d’ici quelques années.

L’aquaculture

 

L’aquaculture est une autre solution. L’aquaculture consiste à élever des poissons dans un bassin d’eau fermé au reste de la mer et, par la suite, ils sont beaucoup plus faciles à recueillir. L’aquaculture permet une grande production de protéines. De plus, elle stimule l’économie et crée des emplois. Cependant, l’aquaculture n’est pas une solution miracle, elle comporte aussi des désavantages. L’aquaculture détruit des écosystèmes dont dépendent des pêcheurs dans les régions touchées.

En conclusion

 

Nous devons tous faire un effort pour réaliser ces solutions, mais la plus grande partie du travail revient aux grands leaders, à notre gouvernement et aux grandes entreprises afin de mettre rapidement en œuvre des moyens pour contrer la surpêche avant qu’il ne soit trop tard.

greenpeace

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larousse

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1 Response to Le problème de la surpêche

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