Le Zika au Brésil

Par: Laurence Bradette et Luisa Iraheta-Legault (2016)

Le Zika au Brésil

Au Brésil, on note une hausse des personnes contaminées par le virus Zika. Certaines études démontrent que ce virus transmis par le moustique-tigre aurait un lien fort probable avec la hausse des microcéphalies notées chez les fœtus des femmes enceintes infectées. Ce virus aurait déjà infecté 1,4 million de personnes au Brésil.

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Le Zika et ses multiples voies de transmission

Le Zika est un virus transmis par des moustiques porteurs du virus. Sa transmission est réalisée par le moustique-tigre lorsque celui-ci prélève du sang de sa victime. La maladie touche déjà une partie de l’Amérique latine et certains touristes provenant, entre autres, de Grande-Bretagne et du Danemark, ont également été infectés. Ce virus ne se contracte pas aussi facilement qu’un rhume. Des contacts plus importants, comme par le sang et par acte sexuel, seraient des moyens de transmission qui mèneraient à la propagation d’humain à humain.

Microcéphalie et Zika : existe-t-il un lien ?

Des chercheurs pensent que la venue du Zika aurait un lien hautement probable avec la hausse radicale de microcéphalies qui a été constatée. Une centaine de cas ont été répertoriés en 2014, 4000 en 2015 et 1600 en janvier 2016. Cette hypothèse a vu le jour en raison de cette constatation: les femmes enceintes vivant dans des régions affectées par la maladie ou étant déjà infectées auraient plus de risques d’accoucher d’enfants atteints de microcéphalie.

La microcéphalie est une diminution de la taille du cerveau et une déformation de la boite crânienne chez les bébés lors de la grossesse. Des lésions cérébrales peuvent aussi avoir lieu chez l’enfant.

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Insalubrité et eaux stagnantes 

Certains endroits où sévissent les épidémies sont souvent victimes de conditions insalubres. Des milieux, tels que des favelas (des bidonvilles brésiliens aux conditions insalubres dont les habitations sont construites avec des matériaux recyclables et situés sur des territoires qu’ils occupent illégalement) au Brésil, où on retrouve des points d’eaux stagnantes sont souvent propices au développement des larves de moustique-tigre et autres insectes. Ces larves grandiront et pourraient finir par être contaminées par le virus. Elles se nourriront du sang humain, le contaminant par la même occasion, et une sorte de cercle vicieux s’installera. L’espèce du moustique-tigre est aujourd’hui implantée dans plus de 80 pays d’Asie, de l’océan Indien, du Pacifique, d’Afrique, du bassin méditerranéen et des Amériques. Les personnes contaminées retourneront dans leur pays et se feront piquer par des moustiques-tigres locaux. De ce fait, un risque de début d’épidémie pourrait avoir lieu seulement à cause d’une personne qui aurait voyagé et aurait été contaminée. Les personnes atteintes ne sauront pas qu’elles ont contracté le virus, car les symptômes (fièvre, douleurs musculaires et articulaires, éruptions cutanées, vomissements, diarrhée, etc) sont semblables à ceux de virus bénins et disparaissent au bout d’une semaine dans la majorité des cas.

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Des solutions, y en a-t-il ? 

Une question se pose: existe-t-il  des solutions pour contrer ce problème ?

Des scientifiques britanniques auraient conçu une technique permettant de s’attaquer au problème du Zika. Il s’agirait de modifier l’ADN du moustique et de relâcher le moustique modifié dans son environnement. Les moustiques-tigre modifiés s’accoupleront avec les femelles engendrant par la même occasion des descendants incapables d’atteindre l’âge adulte. Ces mêmes descendants succomberont avant même d’avoir été en âge de s’accoupler. Les résultats de cette solution sont toutefois mitigés, car les épidémies continuent de sévir malgré tout.

C’est pourquoi des scientifiques de  l’AIEA, l’Agence Internationale pour l’Énergie Atomique, continuent de perfectionner un développement plus élaboré de cette technique afin de la rendre plus efficace. L’ AIEA est en charge de ce programme en raison des moyens radioactifs utilisés pour la réalisation de cette technique (Cobalt 60 ou bien rayon X pour stériliser les moustiques). À l’aide de cette technique, la mouche melon a, par exemple, été localement rayée de la carte à Okinawa (Japon), la mouche tsé-tsé à Zanzibar (Tanzanie) et la mouche du fruit dans certaines régions d’Argentine et d’Afrique du Sud. Cette solution est donc prometteuse pour empêcher la propagation du virus Zika. Par contre, cette technique augmenterait son efficacité si elle était combinée avec d’autres moyens comme la pulvérisation d’insecticides, ce qui risque toutefois d’endommager les écosystèmes.

En ce qui concerne l’insalubrité, le problème ne pourra jamais être complètement enrayé. Par contre, il serait recommandé de réduire les endroits où l’eau peut stagner. L’eau est un milieu où se développent les larves de moustiques. Donc il faudrait éviter que l’eau s’accumule dans des vases, des gouttières, des contenants ou tout autre récipient. Pour ce faire, il faudra sensibiliser les personnes et leur expliquer l’importance de réduire ces points d’eaux afin de limiter la transmission du virus. En effet,  qui dit eaux stagnantes dit risque de larves de moustique. Qui dit larves de moustique dit risque de virus et qui dit virus dit risque d’épidémie.

Donc, oui, nous pouvons dire qu’il existe diverses solutions à ce jour et plusieurs scientifiques britanniques ainsi que des personnes de l’AIEA, sont, en ce moment même, en train de faire des recherches pour contrer cette épidémie.

En conclusion, si toutes ces solutions sont appliquées (ADN modifié, eaux stagnantes éliminées, etc.), elles nous aideront à enrayer le virus Zika.

Références:

républicain-lorain

canadien en santé

santé sur le net 

risque pratiquement nul au québec 

wikipédia 1

wikipedia 2

metronews

solution

nouveaux pays

Moustique pays

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