Les toits verts

Par Arianne Lahaie et Elisabeth Lauzon (2016)

Les toits verts

La Terre est une planète magnifique sur laquelle la vie s’est installée il y a environ 4 milliards d’années. À plusieurs reprises, il est arrivé que des catastrophes naturelles affectent la vie sur cette planète et mettent à l’épreuve les créatures y vivant. En fait, on comptait, jusqu’à maintenant, 5 vagues d’extinction massive. Ce phénomène était toujours causé par des catastrophes naturelles se déroulant sur des milliers d’années. Aujourd’hui, nous entrons dans la 6 ième vague d’extinction massive. Ce qui inquiète beaucoup les scientifiques est le fait que cela se passe très rapidement, en à peine quelques dizaines d’années, et que c’est la première fois que cela se produit à cause d’une espèce vivante.

Le CO2, problématique?

Notre magnifique planète connait présentement plusieurs problèmes environnementaux majeurs  qui pourraient,  un jour ou l’autre, mener à la fin de l’ère humaine. Le CO2, aussi appelé dioxyde de carbone, pourrait bien contribuer au plus important problème environnemental auquel nous ayons à faire face. Ce gaz qui se retrouve dans l’atmosphère a comme pouvoir de conserver la chaleur et permet de stabiliser le climat. Donc, plus il y a de dioxyde de carbone, plus la température augmente. La hausse actuelle des températures cause malheureusement des sécheresses, des cyclones, des tornades, des inondations ainsi que plusieurs autres problèmes naturels de ce genre. Nous parlons de catastrophes « naturelles », mais  la hausse de CO2 dans l’atmosphère est causée par l’être humain et notre société de consommation. Cette civilisation a besoin de beaucoup d’énergie pour fonctionner et, à ce jour, nous utilisons les énergies fossiles pour en obtenir. Le carbone enfoui  dans le sol, dans le pétrole, par exemple, se retrouve dans l’atmosphère lorsqu’on le retire du sol et qu’on l’utilise.

Aujourd’hui, grâce à la courbe de Keeling créée en 1958 par le scientifique du même nom, on peut mesurer l’évolution du taux de CO2 présent dans l’atmosphère. En effet, nous avons découvert que la présence du dioxyde de carbone dans l’atmosphère  a dépassé les 400 ppm à la station météo de Mauna Loa se situant à Hawaii. La dernière fois que ce seuil a été atteint, c’était il y a environ 2,6 millions d’années. Depuis environ dix ans, la concentration de CO2 augmente de 2,1 ppm par an, ce qui n’est pas du tout une bonne nouvelle. Nous sommes la cause de cette augmentation, car nous sommes dans une société de surconsommation qui utilise beaucoup trop les énergies fossiles.

De plus, la déforestation contribue à la hausse de la concentration de CO2 atmosphérique, car  les végétaux permettent la diminution du dioxyde de carbone dans l’air. Ils l’absorbent pour ensuite le transformer en oxygène et en glucose dont nous avons besoin pour respirer et fonctionner. Quand la plante meurt, elle se décompose et se transforme, en partie, aux cours des milliers d’années, avec l’aide des décomposeurs, en combustibles fossiles. Pas moins de 40 % du CO2 de la planète se situe dans la végétation et le sol des forêts. Le phytoplancton, dans les océans, contribue aussi à la photosynthèse. Malheureusement, nous sommes aussi en train de modifier les biomes marins en changeant la salinité de l’océan suite à la fonte des glaciers .

L’agriculture, qui est un secteur important en termes d’émissions de dioxyde de carbone, a également le pouvoir d’accumuler du carbone dans la biomasse végétale et dans la matière organique du sol suite à plusieurs transformations d’ordres biologique, chimique et physique. Le stockage de  CO2 dans le sol agricole sous forme de matières organiques  réduit les charges atmosphériques de CO2 sur l’environnement. La machinerie lourde utilisée pour l’agriculture cause l’affaissement des sols et la culture répétitive d’un même aliment cause l’appauvrissement du sol.

Une solution verte

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Les émissions de gaz à effet de serre s’élèvent, en France, à 9 tonnes de CO2 par personne par an. Pour contrer ce problème, la ville lumière (Paris) a trouvé un moyen des plus particuliers pour essayer d’abaisser le taux de CO2 : les écotoits, c’est-à-dire des toits sur lesquels on place des petites plantes, des fleurs, … La France a comme projet d’installer encore plus de toits verts. En 2007 la France avait déjà un peu commencé à en concevoir sur des places publiques et en 2012, 1 million de mètres carrés de toitures végétalisées ont été construites en France. En 2013, la  plus grande toiture végétalisée de Paris (7 000 m2) a été inaugurée sur le toit du Centre commercial Beaugrenelle.

Comment cela diminue le taux de CO2?

Ce sont, en partie, les plantes qui transforment le CO2. Effectivement tous les végétaux de la planète se nourrissent par la photosynthèse. Par ce phénomène, les plantes, à l’aide des rayons lumineux , transforment la molécule d’eau (H2O) et la molécule de dioxyde de carbone (CO2) en molécules de glucose et de dioxygène (O2), ce qui nous permet de respirer et de nous alimenter.

 Les végétaux absorbent environ un tiers des émissions de CO2 provenant de la combustion des combustibles fossiles. Si tous les toits du monde était munis de plantes, on pourrait mieux lutter contre la les changements climatiques.

Les avantages et inconvénients
C
ependant, ce n’est pas si simple de munir tous les toits du monde d’un couvert végétal puisque cela nécessite une structure suffisamment forte pour soutenir cette masse. De plus,il faut une couche protectrice placée entre la partie végétalisée et la structure du toit afin d’éviter le pourrissement. En plus ce ne sont pas tous les gens qui ont le temps et qui souhaitent s’occuper d’un toit vert.

Autre avantage :  l’eau de pluie est en partie absorbée par les végétaux et la terre. En milieu urbain, toutes les surfaces occupées par des bâtiments ou du pavé doivent être drainées pour éviter l’infiltration dans les habitations et l’inondation. Toute cette eau est alors dirigée jusqu’à l’usine d’épuration où elle doit être traitée avant d’être rejetée dans la nature, alors cela permettrait d’éviter des frais.

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Source

Bon pour nous?        

Effectivement, ces toits sont excellents pour notre santé, car ils améliorent la qualité de l’air puisque les végétaux retiennent la      poussière présente dans l’air. De plus, ils filtrent bon nombre de polluants atmosphériques comme le dioxyde de soufre ou l’oxyde d’azote.

 

Références :

Gaz à effet de serre

CO2 ppm

Greenpeace

Secteur agricole

Agronomie

Température

Déforestation

 Toits verts en 2007   

avantage/inconvénients

 

 

 

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