L’or bleu : une richesse en pénurie

Par Maxim Perreault et Mégane Massicotte (2015)

L’or bleu : une richesse en pénurie

Depuis quelques années, plusieurs problèmes se sont révélés à notre monde. Parmi ceux-ci, le manque d’eau est probablement aujourd’hui l’un des plus importants de la liste. Nous croyons que l’eau est maintenant encore plus indispensable qu’elle ne le fut dans le passé. En effet, la consommation d’eau potable ne cesse de se multiplier depuis 1900. Avec la croissance démographique et les catastrophes créées par les humains qui sont survenues au fil des années, l’eau est devenue de plus en plus rare.
Mwamongu_water_sourceref. image

Aujourd’hui nous comptons plus d’un tiers de l’humanité qui est affectée par le « stress hydrique », donc plus de 2 milliards d’habitants survivent avec moins de 5 litres d’eau par jour, moins de 1700 litres par an. La pénurie d’eau affecte 80 pays ponctuellement et 28 pays régulièrement. Aujourd’hui, plus de 4 millions de décès par an sont liés au manque d’eau dans le monde. Le plus décevant, c’est que plusieurs États prélèvent chaque année plus d’eau que les cycles naturels n’en apportent. Les États-Unis détiennent le record de gaspillage avec 600 litres d’eau utilisée par personne et par jour, alors que les habitants d’Afrique subsaharienne n’en ont que 10 litres. En 2050, la taille de la population humaine devrait  être d’environ 9 milliards d’habitants. C’est peut-être à ce moment que les gens s’apercevront que l’eau sera l’enjeu le plus important pour notre survie. Même que, d’ici 2080, la population de la Terre aura multiplié par trois fois l’importance de la pénurie d’eau si nous ne passons pas à l’action maintenant. Le manque d’eau n’est pas le seul problème. En fait, environ 1.3 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. De ce chiffre, un tiers se retrouve en Afrique. Près de la moitié de la population boit de l’eau de qualité douteuse qui, en conséquence, fait mourir à chaque minute 7 personnes. C’est, en tout, 3.6 millions de personnes par an, dont un million d’enfants, qui, suite à la diarrhée causée par l’eau contaminée où de mauvaises conditions d’hygiène, décèdent. Les chiffres sont très alarmants! Il faut vraiment y penser de plus en plus, car 80% des eaux usées ne sont ni collectées et ni traitées et les installations sanitaires sont non disponibles pour environ 2.5 milliards d’humains.

Aujourd’hui, l’eau est utilisée pour faire tellement de choses, comme pour produire la nourriture (la production de viande est particulièrement exigeante), mais est-ce vraiment nécessaire, au niveau mondial, d’utiliser 70% (80% dans les pays en développement) de l’eau? Une voiture a besoin de 120 000 litres d’eau pour être fabriquée. Cela est beaucoup trop, car 95% des Africains n’ont même pas accès à l’eau pour l’irrigation de leurs terres. L’eau est essentielle à notre survie, alors il faut faire quelque chose sinon cela va empirer.

Existe-t-il quelques clefs qui pourraient mener à la préservation de notre eau ?

Des solutions s’imposent! Bien sûr, chaque humain peut faire sa part en faisant des petits gestes au quotidien, comme fermer le robinet pendant que l’on se brosse les dents, prendre une douche à la place de prendre un bain, remplir complètement la machine à laver avant de la mettre en marche, etc. Nous avons trouvé une solution qui pourrait bien réduire le gaspillage d’eau potable, la récupération de l’eau de pluie. Un système qui collecte et stocke l’eau pluvial.

<< Utilisations non comestibles :

  • Arrosage des plantes, pelouses (principalement l’été en période de restriction d’eau)  lavage voiture, mise à niveau de la piscine ;
  • Alimentation d’un « jardin pluvial » épurant l’eau avant de l’infiltrer vers la nappe (éventuellement en sortie de trop-plein d’une citerne de récupération)
  • Alimentation des toilettes ou de la machine à laver (dont les eaux grises pourront éventuellement être épurées par lagunage naturel (une technique naturelle d’épuration) ou marais filtrant (un marais artificiel, utilisé comme l’une des techniques d’épuration des eaux et éventuellement de dépollution des sols) ;
  • Nettoyages divers (sols, extérieur…).

Et dans les utilisations comestibles :

  • Consommation de l’eau pour boire ;
  • Douches, bains ;
  • Lave-vaisselle ;
  • … >>

( http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cup%C3%A9ration_de_l%27eau_de_pluie )

Eau_de_pluie

ref. image

L’eau de pluie est recueillie sur différents types toits, mais celui qui recueille le plus d’eau est le toit en pente recouvert de matière synthétique ou de bitume. Il recueille entre 80% et 95% de l’eau de pluie dans une citerne. L’eau de pluie est semblable à l’eau potable à cause de ses caractéristiques biochimiques, mais il existe quand même une contamination possible de l’eau de pluie à cause du contact de gaz (oxydes d’azote, de soufre), de particules souvent riches en métaux lourds, de différents pesticides et aussi de substances posées sur les toits (excréments d’oiseaux, feuilles, particules de poussière) ou dans la citerne d’eau dans laquelle elle sera stockée. L’eau de pluie n’est pas potable à ce moment, mais peut être utilisée pour n’importe quoi à part être consommée. Elle n’est potable que si nous la filtrons à l’aide de filtres très fins. Cette eau pluviale pourrait être utilisée à la place de l’eau potable, car nous utilisons 35% de l’eau pour les douches et les bains que nous prenons, 35% pour les toilettes, 14% pour la lessive, 6.5% pour les divers besoins (nettoyage, jardins, etc.) et 2.5% pour boire et pour l’alimentation, alors 90.5% du temps l’eau de pluie pourrait être utilisée à la place de l’eau potable. Nous pourrions alors, peut-être, réduire le stress hydrique et le gaspillage d’eau.

 

Références:

astrosurf

lemonde.fr

rts.ch

Solutions

eufic.com

eau et viande

Ce contenu a été publié dans Mexique, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *