Masques biodégradables

Laurie Favreau et Léa Lauzon (2021)

En temps de pandémie mondiale, les masques de procédure sont très souvent utilisés.  C’est alors notre environnement qui écope. C’est pour cela que les masques biodégradables doivent devenir une alternative aux masques chirurgicaux.

Nos mers et nos océans sont les plus touchés dans cette situation. Cet équipement de protection contre les maladies entraîne notre biodiversité vers le bas. Les élastiques de fixation s’entrecroisent dans les pattes des animaux. Par exemple, en Grande-Bretagne, une association a sauvé une mouette ayant les pattes emprisonnées, depuis une semaine, dans l’élastique. 

Au même moment, d’autres animaux s’alimentent de filtres respiratoires composant le masque. En Malaisie, des macaques ont été vus en train d’ingérer des masques de plastique risquant ainsi l’étouffement. Au Brésil, des masques ont été retrouvés dans l’estomac d’un manchot dont le corps était échoué sur la plage.

À Miami, un poisson globe a été retrouvé emprisonné dans un masque. Près de Marseille, un crabe a été retrouvé mort prisonnier d’un masque. 

Les masques jetables font maintenant concurrence aux sacs de plastique en terme de pollution. Selon George Léonard, le directeur scientifique de l’ONG américaine Ocean Conservancy, les masques et les gants de plastiques sont particulièrement problématiques pour les créatures marines.

Pour régler ce problème, plusieurs entreprises ont cherché à développer un masque biodégradable. Une compagnie française a su se démarquer des autres en fabriquant plus de 1,5 million de ces masques. C’est la première compagnie qui fabrique des masques écologiques, 100% en fibres naturelles. Celle-ci se spécialise dans le textile en fibres naturelles. Leur masque est composé d’un feutre filtrant 100% végétal fait avec du chanvre cultivé sans pesticide, d’un voile protecteur foncé en acide polylactique (une matière plastique biodégradable d’origine végétale à base d’amidon de maïs), de bandes élastiques réutilisables et on y ajoute une mousse de protection au niveau du nez et du menton pour le confort. 

De plus, la compagnie a su élaborer un procédé qui consiste à lier les matériaux avec de l’eau sous forte pression. Donc, aucune trace d’additif ou de colle n’est présente sur les masques. 

Les masques sont testés par la direction générale de l’armement (DGA) qui a comme mission de préparer le futur des systèmes de défense et soutenir les exportations. Le masque biodégradable a réussi le test en répondant aux normes de la DGA avec un taux d’efficacité de 89% de filtration. Les masques médicaux, eux, ont une moyenne de 96% d’efficacité.  

Les masques chirurgicaux peuvent prendre jusqu’à 500 ans avant de se décomposer tandis que les masques biodégradables se décomposent naturellement. Il faut cependant tenir compte de l’écart de prix. Les masques médicaux se vendent en paquets de 50 pour le prix de 30$ canadiens alors que pour 50 masques biodégradables le montant s’élève à 90 dollars.

Références :

Masques de chanvre

Un masque biodégradable et made in France en fibres naturelles

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