Récifs coralliens en danger

Daphné Tremblay et Emy Robitaille (2018)

Récifs coralliens en danger

Résumé :

Les océans sont une source de vie importante sur Terre, ils abritent environ 13% des espèces connues aujourd’hui, mais, selon Census of Marine life, un programme international de recherche en biologie marine créé par 360 scientifiques du monde à Washington, nous ne connaissons que 5% de l’étendue marine et il nous reste prêt de 70% à 80% des espèces à découvrir. Malheureusement, nos océans sont en danger. En effet, le réchauffement climatique atteint aussi l’eau sur le globe, les scientifiques du Laboratoire National Laurence Livemore en Californie déclarent qu’ils ont calculé que la moitié de la chaleur emmagasinée par les océans depuis 1865, l’a été depuis 1997. De plus, jusqu’à maintenant, 90% de la chaleur produite par le réchauffement climatique a été absorbée par les océans.

Les problèmes :

Les récifs coralliens sont très touchés par cette catastrophe causée par l’être humain qui brûle des combustibles fossiles. Le blanchiment des coraux est aujourd’hui plus fréquent. Environ tous les 6 ans un phénomène de blanchiment de grande envergure se produit, mais avant les années 1980 cela se produisait à tous les 25 ou 30 ans. En Australie, quatre événements dévastateurs de ce genre se sont produits depuis 1998. Le blanchiment des coraux est le débalancement de la symbiose entre les coraux et leurs zooxanthelles (algues). Cela entraîne la perte des micro-algues et a comme conséquence de donner un aspect blanchâtre à l’hôte corallien. Cela rend les coraux plus fragiles. En 2016 et 2017, les deux tiers des coraux de la Grande Barrière d’Australie ont été touchés par ce blanchiment nuisible, a déclaré Terry Hughes ayant fait ses études à l’Université James Cook et qui est maintenant directeur du Conseil australien de recherche sur les récifs coralliens (ARC).

Le tourisme a également des impacts négatifs sur les coraux. Le fait de porter de la crème solaire lorsqu’on se baigne pour visiter les merveilles de la barrière de corail a un effet dévastateur sur cet environnement. En effet, la crème solaire est un autre facteur qui cause le phénomène de blanchiment des coraux. Les produits sevrant à filtrer les rayons ultra-violets causent des problèmes au niveaux de l’ADN et de la reproduction du corail. On estime que 4000 à 6000 tonnes de crème solaire sont déversées partout autour du globe chaque année. Il est à noter que certaines crèmes solaires avec filtres minéraux de zinc sont sans danger.

Certaines méthodes de pêche des humains contribuent également à la dégradation de la santé des  coraux. La pêche au cyanure, qui consiste à envoyer un jet de cyanure vers un poisson pour l’assommer et le capturer vivant, a commencé à être utilisée aux Philippines dans les années 1970 pour le commerce des poissons en aquarium. Puis, dans les années 1980, la pêche au cyanure a commencé à être utilisée pour la vente de poissons consommés par des riches clients chinois. On estime que, depuis le début de cette pratique, plus de mille tonnes de cyanure auraient déjà été déversées dans les eaux des Philippines. La pêche à l’explosif, pour sa part, est surtout répandue en Asie du Sud. Environ 40% des pêcheries sont pratiquées à l’explosif là-bas, ce qui détruit les récifs coralliens.

Plus précisément :

Sauf que les coraux ne sont pas les seuls à être concernés lorsque nous parlons de la dégradation des récifs coralliens. Le tourisme peut être très dangereux pour les animaux marins vivants près de la surface, comme les dauphins et les tortues. En effet, la grande barrière de corail en Australie est une place touristique très populaire, elle attire près de 2 millions de touristes par année. Voici des exemples de problèmes que le tourisme peut causer à la vie marine. Parfois, certains animaux marins vont à la surface et c’est à ce moment là que la majorité des accidents se produisent. Par exemple, ces êtres aquatiques peuvent être heurtés par l’hélice d’un bateau ou être percutés par sa coque.

Voici l’histoire de la tortue verte nommée Hina Ora, capturée par le centre de soins Kelonia, et décédée en 2015 suite à ses blessures après une collision avec un bateau. Son prénom a été choisi par la famille qui l’a trouvée. Hina signifie « femme » et Ora signifie « vivant ». Cette tortue fut trouvée par un résident de Tahiti, nommé Olivier qui faisait visiter l’île à des amis. Durant cette visite, alors qu’ils étaient sur la plage, ils aperçurent une nageoire sortant d’un sac en plastique, alors ils contactèrent la Clinique des tortues marines. Malgré l’état critique de Hina, causé par un harpon, elle réussit à surmonter cette épreuve et a survécu. Par la suite, 10 ans plus tard, on a retrouvé Hina à nouveau blessée, mais cette fois-ci elle est décédée durant la nuit.

Plus de 300 000 tortues marines étaient capturées annuellement par accident le long de la côte américaine jusqu’en 1997. Même si les méthodes de pêche sont maintenant mieux réglementées, environs 4600 tortues par année sont capturées, blessées ou tuées par les filets et les hélices des bateaux de pêche. En fin de compte, les récifs coralliens et plusieurs espèces qui y vivent, comme la tortue marine, sont mises en péril par les activités humaines.

Source :

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Tortue_marine

Les solutions 

1. Les coraux :

Les crèmes solaires à base de filtres minéraux, infusées en huile végétale et biodégradables sont sans danger pour les coraux et sont très bonnes pour la peau. De plus, certaines zones ont été déclarées « sun cream free » pour protéger la santé des coraux.

2. Les tortues :

Malgré les nombreux effets néfastes du tourisme, un centre a trouvé des solutions pour que le tourisme soit moins dommageable pour les tortues marines sans enlever le côté éducatif et amusant de la visite. Près de Bundaberg, en Australie, le parc « Mon Repos Conservation » abrite la colonie de tortues marines la plus grande du Pacifique Sud. Ce site est bien protégé et surveillé par des professionnels. Nous pouvons le visiter pour apprendre les dernières démarches effectuées dans le but de protéger les espèces de tortues marines en voie d’extinction. On peut même assister à l’éclosion des œufs.

Les rangers s’assurent que la visite soit mémorable, mais sous haute surveillance afin que la qualité de vie des tortues soit respectée, car le centre a pour but d’aider les tortues qui habitent le territoire et de sensibiliser les gens à la situation des tortues marines. Les rangers demandent aux visiteurs de demeurer calmes. La session de photos est limitée et les lumières doivent demeurer éteintes pour ne pas perturber l’instinct naturel des tortues marines. En effet, lorsqu’elles regagnent la mer, la lumière naturelle créée par l’écume des vagues les guide. Le parc Mon Repos Conservation n’est pas le seul à encourager la protection des tortues marines. En effet, Tortue Marine de Guadeloupe est un centre de soins. Il recueille des tortues blessées ou malades pour les soigner et les remettre à l’océan lorsqu’elles sont prêtes.

Sources :

Wikipédia 1 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Blanchissement_des_coraux

https://www.tdg.ch/monde/Le-blanchissement-des-recifs-coralliens-s-accelere/story/20205074 

Coraux

Réchauffement climatique

Coral guardian

Wikipédia 4

Australie 1

Australie 2

Mon repos turtle center

Hina 1

Hina 2

Hina 3

Hina 4

Hina 5

Pêche au cyanure

Wikipédia 1

Wikipédia 2

Wikipédia 3

Wikipédia 4

Wikipédia 5

Crème solaire 1

Crème solaire 2

Queensland

Guadeloupe 1

Guadeloupe 2

 

 

 

 

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