San Francisco : Un modèle écologique !

Par Andréa Lyonnais et Lydiane Sauvé (2012)

San Francisco : Un modèle écologique !

 

De nos jours, les grandes compagnies, les petites compagnies ainsi que les gens biens ordinaires ne font pas attention à leur environnement. En effet, chaque individu croit que plus il possède de biens matériels, plus sa croissance et sa puissance sont importantes. Ceci nous mène au grand problème de la surconsommation.

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PROBLÈME

 

Tout d’abord, l’impact de la surconsommation sur l’environnement dépend de notre niveau de consommation de ressources naturelles ainsi que de notre production de déchets. En 2007, la planète bleue pouvait nous fournir 1.8 hectares de terre et d’eau par habitant. Par contre, la demande mondiale était de 2.7 hectares, ceci prouve que notre mode de consommation demanderait 1.5 planète pour pouvoir être capable encore de supporter le mode de vie actuel. La population et les industries consomment une quantité immense de ressources naturelles faisant en sorte que la Terre, si le rythme continue, ne sera plus en moyen de se régénérer.

De plus, dans le système capitaliste, la consommation est encouragée, car elle permet de rapporter des profits aux entreprises privées qui sont parfois liées avec le gouvernement et de faire rouler l’économie. Notre petit confort, nos dépenses personnelles, qui parfois dépassent le minimum, peuvent avoir un impact concret sur notre environnement.

Lorsque la population de consommateurs est plus nombreuse et plus gourmande, l’impact sur notre écosystème est plus fort. Le facteur pouvant le plus jouer sur notre niveau de vie est la gourmandise des consommateurs plutôt que leur nombre. En effet, de 1961 à 2007, la population en Amérique du Nord a augmenté d’à peu près 39% tandis que son empreinte écologique a atteint un magnifique chiffre de 160%.

Qu’est-ce qui pousse les gens à autant consommer ? Premièrement, il y a la publicité qui nous envahit de plus en plus. Les compagnies ciblent en particulier les adolescents, car ils représentent la future société de consommation et des profits énormes. Chaque jour, une personne peut voir 3000 publicités. Un jeune pourrait avoir vu 10 millions de publicités avant même d’être majeur. Bref, il y a surabondance de la consommation.

Par exemple, l’achat à crédit d’appareils électroniques comme des télévisions, des ordinateurs, des cellulaires a eu une ascension fulgurante, trois fois plus vite de 2002 à 2009. Malgré le fait que la société actuelle se dit écoresponsable, une quantité de déchets est produite car nous consommons toujours plus. Par exemple, aux États-Unis, chaque seconde, il y a plus de 6 600 bouteilles en plastique qui sont utilisées. Le RÉSULTAT ???? Un magnifique chiffre de 400 000 bouteilles par minute et 210 milliards par année.

Présentement, notre rythme de consommation en demande énormément et la planète ne fournit plus. Il nous faudrait déjà plus d’une planète pour subvenir à la demande actuelle de la population !

Ceci nous porte à réfléchir sur différents moyens qui pourraient être utilisés dans le but d’améliorer notre niveau de consommation et de réduire la quantité de déchets que nous produisons suite à toute cette abondance ! San Francisco est un très bon modèle écologique. Si toutes les grandes villes suivaient l’exemple de celle-ci, il y aurait un peu plus d’espoir pour notre avenir.

SOLUTION

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La ville de San Francisco est un bon exemple, mais elle s’est prise en main. En effet, en 2009, la ville a réussi à atteindre un taux de diversion (le taux annuel de diversion constitue le pourcentage de matières détournées de l’élimination ) de 75% grâce à d’immenses efforts et à la participation active des citoyens. Elle vise pour  2020, 0 déchets. Cet objectif est-il vraiment réaliste ????? Selon eux, on n’hésite pas à taxer des déchets qui ont une certaine valeur, les ordures sont comparées à une richesse.

San Francisco est surnommée la Ville Verte de l’Amérique Du Nord, elle est un modèle écologique et est la première aux États-Unis à faire ce projet. C’est un grand exploit, dans ce pays qui est hyper industrialisé, reconnu pour sa pollution, celui qui n’a jamais voulu signer l’accord de Kyoto, qui donne souvent l’impression de ne pas s’en préoccuper , le plus gros consommateur d’essence pour faire fonctionner ses gros véhicules, pour faire tourner l’économie capitaliste qui est un énorme cercle vicieux. Ce type d’économie en demande toujours plus, la demande doit toujours augmenter pour faire encore plus de profits, pour continuer à faire tourner l’économie et pour que l’argent continue de faire tourner la roue. Néanmoins, une ville  sort de l’ordinaire, San Francisco, une si belle ville qui rehausse l’apparence du pays le plus puissant de la planète et le plus pollueur. La ville de San Francisco s’est réveillée quand, à la fin des années 1980, tous les déchets allaient directement au dépotoir et il y avait un flagrant manque d’espace pour les ordures. Une ville qui grandit en population, s’accroît aussi en surconsommation et ceci entraîne beaucoup d’ordures à mettre dans des dépotoirs.

Est-ce que vous connaissez David Assaman ? Lui connait la ville de Montréal, il est un ancien résident montréalais, mais, maintenant, M.Assaman est le directeur du service de l’environnement pour la ville de San Francisco. Il dit être désespéré quand il regarde sa ville natale qui a de la peine à atteindre son seuil de 30% en récupération. Pourtant, Montréal et le Québec croient faire beaucoup de progès en matière d’envrionnement.

Quand on regarde San Francisco qui fait du compostage, du recyclage et que l’on voit que le projet a un seuil de réussite de 75%, la ville de Montréal est assez vite rabaissée. Le bac noir représente les déchets, le bac vert représente le compostage et le bleu représente le recyclage.

Cette ville a compris quelque chose de vraiment unique, elle sait que prendre de l’argent dans les poches des gens va faire vraiment mal et que les gens vont extrêmement faire attention. Par ailleurs, vous pouvez dire tout le monde le sait que taxer fait mal aux gens, mais elle est la première à respecter ses engagements et oser taxer les gens avec de forts prix. Par exemple, il y a des contraventions pour ceux et celles qui ne recyclent pas, près de 72% des gens recyclent leurs déchets. De plus, si vous possédez un Iphone, une application vous indique, les bacs de recyclages et les poubelles les plus près de vous. Bref, cette ville fait tout en son pouvoir pour aider ses citoyens dans cette démarche vers une diminution de l’empreinte écologique et que même après utilisation, l’objet garde toujours une utilité. C’est pourquoi, il y a un taux de participation si énorme, les citoyens ne sont pas laissés à eux-mêmes, mais supportés par leur ville.

 

surconsommation

Reportage Radio-Canada

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