Traitons nos déchets !

Par Charlotte Roberge-Courtemanche (2008)

Traitons nos déchets !

 

Que ce soit sur le plan écologique, biologique ou social, tout pays est atteint d’au moins un problème, surtout de nos jours, avec le réchauffement planétaire et notre énorme émission de gaz à effet de serre.De plus, nous n’aidons pas en produisant des tonnes et des tonnes de polluants chimiques et de déchets.

L’un des principaux problèmes auxquels la Bulgarie fait face est celui du traitement des déchets.Bien qu’il existe, depuis 2004,un système de tri sélectif des déchets d’emballage et que, chaque année, la production de déchets est en légère baisse, ce ne sont que les villes qui bénéficient de ce système. Dans les villages, il n’y a que moins de 40% de la population qui contribue à ces organisations de collecte de déchets d’emballage. De plus, la mise en décharge est le seul procédé de traitement des déchets ménagers en Bulgarie.C’est pourquoi les exigences européennes imposent des progrès concernant ce problème, parce qu’il n’y a pas que les déchets ménagers que nous devons traiter, il y a aussi les déchets industriels, dangereux, hospitaliers et ceux de chantier.

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Pour ce qui est des déchets industriels, il existe 746 dépots, mais, encore là, ce n’est pas suffisant pour éliminer les déchets produits par les industries.On a beau les entasser à un endroit déterminé, cela ne suffira pas. Nous devons soit trouver un moyen de les détruire, sans polluer ou bien, tout simplement, moins en produire. Pour les déchets dangereux, il existe 18 décharges spécialisées, mais encore non-conformes aux exigences européennes. Elles sont exploitées par les sites générateurs de ces déchets. Quant aux déchets hospitaliers, le gouvernement prévoit un réseau de quatre incinérateurs régionaux, mais, pour l’instant, il n’y a que celui de Sofia, capitale de la Bulgarie, qui fonctionne. Et finalement, il n’existe aucune décharge spécialisée pour les déchets de chantier.Ils sont tout simplement mis en décharge avec les déchets ménagers.

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Et si ce n’était que des déchets matériaux ! Mais non, il ne faut pas oublier les polluants de l’air. Entre autres, les oxydes de soufre et d’azote, le méthane, l’oxyde de carbone, le dioxyde de carbone, l’oxyde de dinitrogène et l’ammoniac. De plus, la production de ces polluants(en milliers de tonnes) augmente chaque année depuis 2001. C’est pourquoi le système de surveillance de la qualité de l’air a comme devoir de faire une profonde modernisation afin d’assurer la bonne qualité de l’air. Un renouvellement de l’équipement se fera bientôt par l’Agence exécutive de L’Environnement.

La Bulgarie, étant en partie signataire du Protocole de Kyoto, a, en 2007, signé un accord bilatéral franco-bulgare pour la réalisation de projets MOC(mécanismes de mise en oeuvre conjointe). Elle fait également partie du système européen d’échanges de quotas d’émission. Après la décision de la Comission européenne, l’allocation annuelle accordée à la Bulgarie pour la période 2008-2012 est de 42.3 millions de tonnes de CO2, soit une diminution de 37.4% par rapport à la proposition de cet État membre répartis entre 173 installations. Le registre bulgare doit être fonctionnel à la mi-mars 2008.Pour la prochaine période, la Bulgarie bénéficiera donc d’un traitement plus favorable.

À petits pas, la Bulgarie se dirige vers un tournant un peu mieux que celui qu’elle a déjà connu. Il est évident que ce ne sera jamais parfait, mais ce coin de pays fait ce qu’il peut pour contribuer à la santé de notre planète et, même si les projets émis n’ont pas tous été pris en considération, on continue à essayer de trouver des moyens pour réduire ou bien traiter nos fameux déchets, si nombreux de nos jours !

Références

 

traitement des déchets

La France en Bulgarie

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