Un nouvel air?

Par Alexandre Villeneuve, Alexandra Pharand et Alexandre Gobeil (2014)

Un nouvel air

File:Gunung Palung Jungle.jpg

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Le problème

Ces dernières décennies, l’humain a trouvé plusieurs façons de créer de l’énergie afin de subvenir à ses besoins et à ses désirs, comme, par exemple la combustion du charbon, une source d’énergie parmi les plus utilisées présentement sur notre planète. Par contre, ces, bien que très efficaces, ne sont pas toujours propres. En d’autres mots, ils sont de grandes sources de pollution pour la planète, car ils laissent s’échapper des quantités énormes de gaz carbonique et autres polluants dans notre atmosphère, ce qui est très nuisible pour notre écosystème. De plus, les arbres qui contribuent à éliminer ces polluants atmosphériques, sont de plus en plus victimes de coupe à blanc, ce qui rend entre autres la transformation du CO2 plus difficile, puisqu’il manque des milliers d’arbres pour l’effectuer.

Plusieurs études démontrent que cette pollution de l’air est responsable de l’augmentation de la mortalité et de la présence de certaines maladies chez l’humain. Ainsi, la pollution peut occasionner des problèmes au niveau du systèmes respiratoire et cardiovasculaire. Les personnes les plus à risque sont les enfants et les personnes malades ou âgées.

Cependant, tout n’est pas perdu, des chercheurs ont peut-être trouvé une solution : l’arbre artificiel. Il capture le CO2 en le gardant dans des réservoirs internes. Ces  »faux » arbres pourraient aussi fournir de l’électricité dans nos villes les plus peuplées de façon beaucoup plus propre. Dans le texte qui suit, nous vous expliquerons le fonctionnement et les bienfaits de cette nouvelle technologie.

Les créateurs de la solution

Premièrement, cette nouvelle technologie révolutionnaire vient d’un certain Klaus Lackner, de l’Université de Columbia, aux États-Unis. En effet, ce docteur a pensé à une façon de pouvoir concevoir de l’énergie propre tout en s’inspirant de la nature. Son procédé est créé à partir d’une technologie appelée Humidity Swing Sorbent, qui permet de capturer le CO2 de l’air ambiant. Son fonctionnement est assez simple. L’arbre est composé d’une résine spéciale (décrite par son créateur dans cette vidéo), qui, une fois sèche, capture les molécules de CO2 et les relâche quand elle est humide pour les stocker ailleurs. Le CO2 ainsi entreposé, peut être ensuite liquéfié et utilisé pour autre chose et/ou pour l’entreposer dans une formation géologique. Ce procédé est capable de capturer jusqu’à 1 tonne de CO2 par jour, par arbre (voir source Le monde  »Un arbre artificiel »). Cependant, cette invention a un tout petit problème, car afin de compresser le CO2 liquéfié, opération faite en dehors de l’arbre, on aurait besoin d’énergie possiblement malpropre, faisant baisser le rendement de CO2 capturé à 800 kg. Malgré ce défaut, le bilan de CO2 capturé demeure positif. La situation ne serait pas aussi problématique au Québec, par exemple, où l’énergie peut être faite beaucoup plus proprement avec l’hydroélectricité. La pompe, faisant tout fonctionner dans l’arbre artificiel appelé  »treepod », s’alimente à l’énergie fournie par le soleil et la structure est faite de plastique recyclé, ayant jadis servi à la confection de bouteilles. En gros, cette invention permettrait de capturer beaucoup de CO2 même avec une source d’énergie malpropre et le système de filtrage est assez simple et a une durée de vie d’environ une dizaine d’années.

 

Les bons & les mauvais cotés

Deuxièmement, les bienfaits que ce nouvel arbre apporterait seraient multiples. En plus d’être drôlement beaux à voir et d’une allure futuriste, ils ne seraient pas trop chers à concevoir, ils fourniraient de l’air pur et peut-être même un peu d’énergie et, de plus, le temps qu’il faut pour les construire et les installer est beaucoup moins grand que le temps qu’il faut à un arbre naturel pour faire considérablement le même travail quant à la transformation de CO2. Effectivement, le prix d’un arbre artificiel est présentement évalué à 200 000$, ce qui n’est pas tant pour une grande ville comme New York, par exemple. De surcroît, si la production de ces  »treepods » devient plus grande et ces matériaux plus utilisés, son prix pourrait descendre jusqu’à seulement 20 000$! Ces arbres ont comme premier but de capturer du gaz carbonique et ainsi de purifier notre air, mais ils pourraient aussi être équipés de gros panneaux solaires qui pourraient servir à produire un peu d’électricité. Ce ne serait pas une très grande quantité, mais c’est toujours mieux que rien. Bref, cette technologie est certes complexe en soi et pourrait être longue à concevoir au début, mais cela pourrait constituer une solution à la pollution facile et rapide à mettre en place pour les grandes villes ayant peu d’espaces verts.

En conclusion

Cette nouvelle invention venue du futur pourrait être très utile et contribuerait grandement à réduire notre empreinte écologique. De plus, elle pourrait fournir de l’électricité en petite quantité et n’est pas si chère à produire. Tous ces bienfaits sont à considérer en plus du fait que ces arbres artificiels sont plus faciles à voir  »fonctionner » que les arbres naturels qui nécessitent beaucoup plus d’attention. Cependant, les  »treepods » ne font pas de la photosynthèse, ils ne font que capturer le CO2. Les arbres naturels restent donc la seule vraie solution pour garder notre air respirable en produisant de l’oxygène tout en capturant le gaz carbonique.

Si vous  voulez voir une image concept d’un treepod, vous pouvez en voie une sur ce lien: http://www.agirpourlaplanete.com/coup-de-coeur-ecolo/1113-arbres-artificiels-purifierair.html

Sources : Le monde  »Un arbre artificiel »

Actinnovation

Institution nationale de santé publique du Québec

Global Impact

Wikipedia

 

 

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