Une solution au-dessus de nos têtes

Xavier Racine & Layla Tremblay (2018)

Une solution au-dessus de nos têtes

Une grande majorité de gens apprécie et préfère les fruits et légumes cultivés localement plutôt que ceux importés de l’étranger. Certains vont même jusqu’à cultiver leur propre potager et l’entretiennent avec beaucoup d’amour. Pourtant, dans notre petite province, il nous est impossible de faire pousser des plantations à longueur d’année à l’air libre dans les champs à cause des hivers froids et rigoureux du Québec. Afin de ne pas manquer d’aliments en période hivernale, il faut importer une grande quantité de vivres. Cependant, toutes ces importations ont un effet négatif et direct sur l’environnement et ce, à l’échelle mondiale. Depuis plusieurs décennies, le taux de gaz carbonique (CO2) libéré par l’activité humaine ne cesse d’augmenter, les transports par voies terrestre, maritime et aérienne y contribuent grandement.

L’effet de serre

Il serait faux de penser que le dioxyde de carbone est néfaste pour l’environnement, il est essentiel au maintien de la vie sur Terre, car en captant l’énergie thermique du Soleil, il permet à la planète de garder une chaleur utile à la vie terrestre. Les surplus de CO2 et de CH4, le méthane, un gaz à effet de serre près de 30 fois plus puissant que le CO2, entraînent de graves problèmes climatiques tels que des inondations ou de grandes sécheresses dans plusieurs coins du globe.

Les effets des pesticides

Les herbicides et les insecticides sont souvent répandus ailleurs qu’aux endroits désirés, ils se propagent dans les milieux aquatiques, dans les villes ou encore dans l’air que nous respirons. Tout dépendant de la température de l’air et de l’humidité, les pesticides sont déplacés par le vent plus ou moins loin et rapidement selon l’intensité des facteurs. Dans les milieux aquatiques, les pesticides peuvent y être présents pour de nombreuses raisons, l’une d’entre elles est également le vent. Les produits chimiques entrent en contact avec de nombreux organismes vivants tels que les oiseaux et les abeilles qui voient leurs populations grandement diminuées par les substances toxiques utilisées par les humains.


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Une solution idéale

Un épicier bien connu des Québécois ainsi qu’une compagnie verte se sont associés afin de créer un « toit vert » au haut d’un supermarché montréalais. Une trentaine de types de légumes, de fruits et d’herbes différents y sont cultivés selon la période de l’année sur une superficie de 25 000 pieds carrés soit près de 2322 m². Les aliments, une fois arrivés à maturité, peuvent être récoltés et placés sur les étagères. Sur ce toit, les plants ne sont pas la seule priorité, des ruches y sont également entretenues afin de récolter le délicieux miel des abeilles. De plus, en collectant le miel sur le toit des supermarchés, les abeilles sont moins en contact avec les pesticides utilisés par les grandes compagnies agricoles et meurent en moins grand nombre.

Ce projet est devenu réalité grâce à une demande d’un des arrondissements montréalais désireux de créer un toit vert à 50% sur l’immeuble. Ne le prenant guère comme une contrainte, mais comme un défi intéressant, les promoteurs ont décidé d’aller encore plus loin et de convertir le toit en un véritable potager fonctionnel. Les aliments récoltés y sont vendus à des prix plus ou moins équivalents à ceux importés et ce, malgré l’entretien minutieux que le potager demande. Il  va sans dire que les défis et les complications furent nombreux. De ce fait, le vent, la chaleur et bien d’autres facteurs furent pris en considération par un agronome afin d’établir un plan efficace du toit vert. La température du toit permet de commencer la saison des semences plus tôt qu’à l’habitude, soit , dès la fonte des neiges. Bientôt, l’épicerie pourra cultiver, pendant près de neuf mois consécutifs, sous serre. Encore mieux, les clients ont la possibilité d’observer les plantations en temps réel sur le toit grâce à un écran disposé dans la section des fruits et légumes à l’intérieur de l’épicerie.

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Un Québec plus vert

Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas tous les supermarchés qui peuvent se permettre d’entreprendre le projet de toits verts et encore moins de les entretenir comme il se doit, cela est un défi en soit. Ces potagers s’avèrent coûteux lors des premières années, mais ceux-ci sont une solution rentable et viable pour réduire le taux d’émission de dioxyde de carbone dans l’air et ainsi réduire l’importance du changement climatique présent partout dans le monde. En plus de nécessiter moins de transport, les plantes, par l’intermédiaire de la photosynthèse, un procédé chimique, libèrent de l’oxygène et recueillent le gaz carbonique. Les plantes permettent ainsi de tempérer le climat en plus de nous donner de délicieux fruits et légumes prêts à être savourés. Nous ne pouvons qu’espérer que les épiciers du Québec et du Canada, voire du monde, suivront en grand nombre le mouvement entrepris par ce commerçant, afin de réduire notre impact néfaste sur l’environnement.

Sources
Wikipedia
JournalMétro
Centdegre
Journal de Montréal

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