Batteries de voitures

Justin Sauvé et Raphaël Gagnon-Poulin (2022)

Les voitures à essence rejettent des quantités importantes de CO2 dans l’air, soit environ 18,24 kg pour un véhicule consommant 8L sur une distance de 100 km. Ceci cause plusieurs problèmes environnementaux. Le CO2 relâché dans l’air crée des nuages invisibles qui retiennent la chaleur dans l’atmosphère. Donc plus il y a de voitures sur la route, plus la planète se réchauffe.

Cependant, l’émission de CO2 n’est pas le seul problème engendré par les véhicules. Les batteries sont également une source importante de pollution. Les batteries de voitures à essence peuvent polluer, mais également celles des voitures électriques. Selon Radio-Canada, la population a tendance à penser que les voitures électriques sont très écologiques. En réalité, pas nécessairement, car leurs batteries proviennent d’industries très polluantes qui utilisent des minéraux comme, par exemple, le lithium, le cobalt, le nickel ou le cuivre.

Ces industries engendrent de la pollution minière. De plus, en Chine entre autres, elles utilisent le charbon pour produire leur énergie. C’est donc dans la phase de production de batteries qu’il y a le plus de pollution engendrée par les voitures électriques. Certes, le véhicule à essence pollue beaucoup plus que le véhicule électrique. L’automobile à essence émet 50 330 kg de CO2 après 150 000 km, alors que le véhicule électrique n’en produit que 18 050 kg. Cependant, parce que la voiture électrique a besoin d’être rechargée, si l’électricité est produite à l’aide de combustibles fossiles (gaz naturel, charbon, pétrole), les gains environnementaux deviennent beaucoup plus faibles qu’ au Québec où 95% de l’électricité vient de sources renouvelables. Ici, quand on évalue les émissions de gaz à effet de serre, la voiture électrique devient plus avantageuse après 2 ou 3 ans, c’est-à-dire après environ 30 000km.

Heureusement, il existe une solution à ce problème environnemental : le recyclage. Si vous ne le saviez pas, des industries de recyclage de batteries de véhicules existent partout au Canada, mais une des plus anciennes est apparue vers la fin des années 90 en Colombie-Britannique. Depuis plus de 25 ans, cette compagnie recycle des batteries de tous les genres : batteries de véhicules, piles au lithium, etc. Comment fait-on pour recycler ces batteries qui sont remplies de matières dangereuses ?

1ère étape : cassage et séparation. La batterie passe dans un broyeur avant qu’on sépare les différentes composantes de celle-ci. Nous pouvons y retrouver du de plomb ainsi que d’autres métaux.

2e étape : la fonderie. Les métaux seront chauffés à plus de 1000°C. Le plomb est fondu et réutilisé pour en faire du plomb d’œuvre, récolté après le coulis à la base du four pour être réutilisé dans d’autres batteries.

3e étape : le recyclage de plastique. Celui-ci sera trié, broyé, séparé puis lavé. Des pièces seront moulées puis revendues dans certains secteurs comme celui de l’automobile, du bâtiment ainsi que de l’horticulture.

4e étape : après avoir séparé les composantes de la batterie, les différents produits sont acheminés à des compagnies spécialisées dans le recyclage de plomb, de plastique ainsi que de métaux lourds.

Il existe plusieurs types de batteries de voitures : batteries au lithium-ion, batteries au nickel-métal hydrure ou batteries au plomb. Or, pour les voitures électriques, on a plus tendance à utiliser des batteries au lithium-ion, car elles sont plus écologiques. Toutefois, tous les types de batteries demeurent très polluants lorsque celles-ci se retrouvent dans les sites d’enfouissement. Heureusement, nous marchons dans la bonne direction. Selon le journal français Le Parisien, en 2035, en Europe, on prévoit recycler 700 000 tonnes de batteries de voitures par année, alors que l’Europe n’en recycle actuellement que 15 000 tonnes par année. C’est donc un chiffre qui se verra multiplier par 47 en seulement 13 ans.

Donc pensez-y deux fois avant d’acheter une nouvelle voiture. Est-ce que vous avez vraiment besoin de ce nouveau modèle de véhicule? Est-ce que les pièces seront bien triées ou simplement jetées ? Va-t-il y avoir d’autres conséquences majeures avec ce nouveau véhicule ? Électrique ou non, l’achat d’un nouveau véhicule est une source importante de pollution.

references:

BWS

RETRIEVTEHC

RADIOCANADA

GUIDEDELAUTO

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