La précarité des kangourous

Éloïse Allard, Arianne Maheu-Mercier (2022)

La situation problématique.

Photos gratuites de adorable, angle élevé, animal

Aujourd’hui, il y a 4 espèces de kangourous – le kangourou roux, le kangourou géant, le kangourou gris et le kangourou antilope -qui sont considérées comme étant menacées. Elle font face à la déforestation, aux feux de forêt, au braconnage, à la perte parentale, au bouleversement des écosystèmes et à la chasse pour consommation alimentaire et les impacts commencent à se faire ressentir chez ces kangourous d’Australie.

Photos gratuites de beau, bois de chauffage, bombe

Ces 4 grandes espèces de kangourous font partie des marsupiaux : le développement de l’embryon se produit dans le ventre de la mère, puis dans une poche ventrale. La taille des plus grands spécimens peut s’élever jusqu’à 1,8 m et ils peuvent peser jusqu’à 85 kg. Ils sont reconnus, entre autres, pour leurs grands sauts. Selon la liste rouge, pour l’instant, les kangourous australiens seraient classés dans les préoccupations mineures. Toutefois, leurs vies sont de plus en plus mises en jeu, entre autres, par les feux de brousse qui se répandent facilement sur le continent australien à cause de l’instabilité climatique. Depuis 2019, l’Australie a connu des feux de brousse se concentrant principalement le long des côtes est et sud du pays. Ces feux dévastateurs ont brûlé plus de 8 millions d’hectares de terres australiennes en laissant derrière eux plus de 480 millions d’animaux morts et leur habitat complètement dévasté. Il est difficile de savoir si ces incendies s’arrêteront, mais selon les prévisions, ces feux demeureront très présents, surtout vers le mois d’avril, où la chaleur et la sècheresse persistent.

La consommation de viande de kangourou est également un grand problème. Durant ces dernières décennies, la quantité de kangourous a sérieusement diminué à cause d’une chasse intensive pour leur viande et leurs peaux. Ce marché génère plus de 29 millions de dollars par année grâce à l’exportation illégale de ces produits de braconnage. En effet, l’Australie exporte 3000 tonnes de viande provenant du kangourou dans plus de 60 pays. Cela équivaut à plus de 1,6 million de kangourous abattus en Australie pour l’exportation de cette viande rouge !

Un monde de solutions

Plusieurs solutions s’offrent face à cette problématique. Actuellement, la solution la plus répandue et accessible est un don orienté vers les organisme locaux australiens comme Wires ou vers des organismes internationaux comme Greenpeace ou encore le WWF (World Wildlife Fund). Ces dons servent, entre autres à mettre fin à la déforestation, à reconnecter les habitats, à sécuriser les ressources naturelles pour les humains et la nature, à offrir un soutien aux vétérinaires pour fournir les soins médicaux nécessaires aux animaux blessés, à l’envoi de chiens dans les zones touchées par les feux de brousse et qui partent à la recherche des animaux blessés et bien plus.

De plus, les dons monétaires ne sont pas obligés de provenir de votre poche. Vous pouvez créer des activités ou démarrer de petits commerces pour amasser de l’argent destiné à la cause de ces marsupiaux australiens. Par exemple, ce jeune garçon, Owen Colley, âgé seulement de six ans ! Il vend des créations d’argile faites à la main et a pu, grâce à cette ingénieuse idée, amasser plus de 270 000$ directement destinés à Wildlife Rescue South Coast.

Cependant, les dons n’étant pas une option pour tout le monde, vous pouvez également aider les kangourous en faisant usage de vos mains. En effet, des milliers de kangourous orphelins sont recueillis à la suite des incendies. Pour pouvoir se développer, les joeys (nom donné aux bébés kangourous) se hissent jusqu’à la poche ventrale de leur mère pour finir de s’y développer. Si la mère meurt, le bébé peut être pris en charge par les centres de soin locaux. Par contre, ces derniers ont absolument besoins d’une poche. Une association, Animal Rescue Collective, lance un appel aux couturiers autour du monde pour coudre des poches faites de tissus naturels dans lesquels les bébés kangourous pourront demeurer au chaud et être maintenus immobiles comme s’ils étaient dans la poche ventrale de leur mère pour qu’ils puissent guérir. Des tutoriels sont mis en ligne et des patrons sont à la disposition pour tous ceux qui veulent participer.

Chris Barns, un jeune homme dévoué à la survie des kangourous orphelins dont les mères ont été heurtées et tuées par des véhicules en Australie, a pour sa part ouvert un refuge à Alice Springs. Ce site, bâti et financé par ses propres moyens, prend en charge les petits joeys orphelins pour leur apprendre tout ce qu’ils doivent savoir pour vivre en autonomie dans la nature, où il les relâche par la suite. Il utilise plusieurs techniques pour s’assurer de leur développement et de leur survie en nature. Par exemple, l’utilisation des taies d’oreiller comme poches de substitution. Comme celle d’une maman kangourou, elles leur offrent abri et chaleur. À ce jour, on compte dans le refuge 28 kangourous et un chameau. Les kangourous représentent 90% des animaux accidentés sur les routes australiennes.

Références :

Incendies en Australie

especes-prioritaires/dendrolague

wikipedia.org

terresacree.org

partyfortheanimals.com

(consoglobe.com)

bfmtv.com

A 6-year-old is making clay koalas to raise money for the Australian fires. He’s raised over $100,000 – CNN

Pour sauver les bébés kangourous orphelins, des couturières se mobilisent pour tricoter des poches en tissu naturel – NeozOne

Kangaroo Dundee, sauveteur de kangourous en Australie (australie-guidebackpackers.com)

WWF

Ce contenu a été publié dans Australie, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.