La vache et ses émissions de gaz

Alexis Malenfant et Anthony Viens 2021

La vache est utile à notre alimentation puisqu’elle est à la base de nombreux produits laitiers, mais également à l’agriculture, son fumier étant l’un des engrais les plus utilisés. Cependant, elle occupe aussi une place importante au niveau de la production de gaz à effet de serre.

Problème

Lors du processus de digestion de la vache, la fermentation des aliments produit du méthane que l’animal évacue ensuite en rotant ou en pétant. La source de ces émissions serait les bactéries méthanogènes, des micro-organismes présents dans le système digestif des vaches et qui produisent du méthane. Le problème est que le méthane est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. En un an, une vache à viande produit en moyenne 70 kg de méthane, soit environ 1,3 tonnes d’équivalent en CO2 et 120 kg soit 2,4 tonnes d’équivalent en CO2 pour une vache à lait. En 2006, la chaine de production de viande représentait plus de 18 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

De plus, l’élevage est en progression constante et pour subvenir aux besoins de la population mondiale, l’élevage devrait doubler d’ici 2050, ce qui veut aussi dire que la production de gaz à effet de serre augmenterait en conséquence. Il faut aussi ajouter le fumier à tout cela, car, dans la décomposition du fumier, il y a production de protoxyde d’azote, un puissant gaz à effet de serre qui contribue également à la destruction de la couche d’ozone. Ce gaz est 296 fois plus puissant que le CO2. Même s’il n’est pas directement produit par la vache, il provient quand même de son fumier.

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Solution

Plusieurs solutions sont envisageables. Le but principal est de diminuer la quantité de méthane produite par les ruminants. Les méthanogènes présents dans l’estomac des vaches fonctionnent de la façon suivante : ils absorbent l’hydrogène et le CO2 déjà présents dans le système digestif en raison de l’alimentation et de la respiration et le transforment en méthane. Logiquement, il faudrait donc diminuer l’approvisionnement de ces méthanogènes en hydrogène de diverses façons. Certains endroits dans le monde ont déjà commencé à investir et prévoir de gros budgets pour lutter contre ce problème. Par exemple, la Commission européenne, qui est l’une des principales institutions de l’Union européenne, a mis en place un budget de plus de 200 millions d’euros entre autres afin d’étudier l’option des protéines végétales.

Deux alternatives pourraient représenter de bonnes solutions. Premièrement, en 2013, une étude a démontré qu’il est possible de réduire de 30 % la production de méthane en utilisant des huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés (bons gras protégeant la fonction cardiovasculaire) dans la nourriture des vaches à lait. Cette technique est bonne pour la santé des vaches, mais ferait considérablement augmenter les coûts reliés à cette production.

Une seconde solution est envisageable, c’est l’intégration en faibles quantités des graines de lin cuit dans l’alimentation des vaches. Si les graines de lin cuit représentaient seulement 5% de l’alimentation des vaches, on évalue que cela permettrait une réduction de 10% à 35% des rots. Le lin est une graine riche en oméga 3 et cela permet à la vache d’avoir une ration plus équilibrée en acide gras ce qui rend leurs pets et leurs rots moins polluants en terme de méthane. Il y seulement un inconvénient qui est le coût des graines de lin qui est plus élevé que celui du tourteau de soja habituellement donné aux vaches.

Merde, Agriculture, Fertiliser, Fumier
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Ces solutions sont envisageables, mais demeurent tout de même complexes, car cela implique un gros changement dans un milieu déjà bien organisé et implique aussi des coûts beaucoup plus importants. Certaines alternatives peuvent paraître plus radicales, mais sont beaucoup plus accessibles, par exemple devenir végan (personne qui exclut de son alimentation tout produit venant des animaux). Avez-vous déjà pensé à réduire votre consommation de viande?

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