Plus de filets pour moins de déchets

Par Coralie Boudreau et Catherine Chouinard (2021)

Le 8 novembre 1996, le Protocole de Londres fut adopté par de nombreux pays dans le but de préserver l’environnement. En 2019, 53 pays étaient signataires et 100 si l’on ajoute ceux adhérant à la Convention de Londres. Ce protocole énonce l’interdiction de jeter ses déchets dans les océans, interdit les déversements, applique des régimes de permis, met en œuvre des mesures de protection concernant l’environnement, des mesures et des normes permettant la protection de la faune et de la flore marine et plus encore. Le protocole a seulement été mis en vigueur en l’année 2006.

Malgré le Protocole de Londres, en 2017, on calculait qu’environ 8,8 millions de tonnes de déchets plastiques étaient déversées dans les eaux chaque année. Ces déchets prennent énormément de temps avant de se décomposer, ce qui mène à une accumulation monstrueuse. Par exemple, un simple sac de plastique peut nécessiter autour d’une centaine d’années avant de se décomposer complètement. D’autres types de plastiques peuvent prendre plus longtemps, voire des millénaires.

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Quel est l’enjeu environnemental?

La pollution des eaux est un problème environnemental connu de tous. On pollue constamment les rivières, les lacs, les fleuves et les océans en y jetant nos déchets. Plusieurs ne prennent pas conscience des impacts néfastes que ces actions ont sur la faune et la flore. Il y a contamination de l’environnement et, par conséquent, les espèces qui y vivent peuvent s’intoxiquer. De plus, à cause des déchets se retrouvant dans les cours d’eau, nous contaminons notre propre eau, qui est nécessaire à la survie. Les conséquences de cette contamination peuvent être très graves. Nous avalons environ 5 grammes de plastique chaque semaine. Cela peut paraître minime, mais au contraire, c’est énorme! Nous pouvons comparer ce poids à celui d’une carte bancaire. Ce plastique ingéré peut mener à l’augmentation des risques de cancer, de graves dommages aux systèmes respiratoire et immunitaire, diminuer la fertilité ainsi que chambouler le système hormonal. De nombreux animaux consomment ces déchets et plusieurs en meurent. Tout ça par notre faute. Les habitats des espèces aquatiques sont envahis par ces détritus.

Environ 1 000 000 d’espèces marines seraient en danger à cause de la pollution plastique. Environ 1 000 000 d’oiseaux et plus de 100 000 mammifères meurent chaque année par l’ingestion de ces déchets. Ces espèces avalent le plastique en croyant qu’il s’agit de proies. D’après la Commission Européenne, 70% des déchets présents dans les océans se retrouvent dans les fonds marins. Cela implique la destruction de ceux-ci et, par conséquent, la disparition d’espèces aquatiques. Parmi ces espèces, nous retrouvons notamment les dauphins, les tortues marines, les requins marteaux et les baleines bleues. Aujourd’hui, les océans sont dix fois plus pollués par le plastique qu’en 1980.

« D’ici 2050, il y aura plus de plastique dans les mers que de poisson » – Erik Solheim, chef de l’agence de l’ONU pour l’environnement (jusqu’en 2018).

Il faut agir, car la situation n’est pas seulement grave, elle est urgente.

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Une solution au problème

Depuis 2019, la ville de Kwinana, en Australie, a mis en place un projet dans le but d’améliorer la situation de la pollution des eaux. D’immenses filets ont été placés à la sortie des égouts pour drainer l’eau et y retenir les déchets solides. Ainsi, cela les empêche de continuer leur parcours dans les cours d’eau. En plus d’être une solution des plus simples, elle est très peu coûteuse, ce qui facilite grandement son accessibilité. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’installation de ce type de méthode de drainage est facile d’usage, car il suffit de changer le filet lorsqu’il est rempli. Ces filets remplacent en partie les usines de traitement des eaux usées, puisque plusieurs villes sont limitées financièrement. Cette technique est aussi utilisée en Amérique du Sud. Les inconvénients sont beaucoup moins nombreux que les avantages. Évidemment, cette solution ne permet pas de décontaminer les eaux, mais plutôt d’empêcher les plus gros déchets, c’est-à-dire les déchets physiques, de se rendre dans les océans.

Également, ce type d’infrastructure ne représente aucune menace pour la faune. À l’inverse, il lui permet de préserver son habitat naturel. Aucun animal n’a été retrouvé prisonnier dans les filets.

Un autre avantage de cette méthode de protection de l’eau est le triage des déchets.
En effet, après leur collecte dans les filets, ces déchets sont transportés vers une installation de tri. Une fois dans ces lieux, les ordures pouvant être recyclées sont séparées des autres types de débris.

Il est important d’agir le plus rapidement possible pour sauver notre planète de la pollution. Les filets à l’entrée des égouts pourraient être une bonne solution pour améliorer la situation de nos océans et sources d’eau.
C’est nous qui avons brisé notre environnement, alors c’est à nous d’agir pour tenter de le réparer.



Références:

Néozone

Creapills

Parlement du Canada

Gouvernement du Canada

Radio-Canada

Nausicaa

consoGlobe

Robuste Santé

Nidoo

Eagle

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