Un cercle vicieux…

Deveny Bastien, Maika Mariage (2022)

Depuis déjà un certain temps, les experts et les scientifiques observent des signes de changement climatique important se manifestant partout à la surface de notre planète. Ces changements peuvent se caractériser par la diminution des surfaces d’albédo, l’augmentation des gaz à effet de serre, des hivers aux températures farfelues ou encore des étés extrêmement chauds et humides dépassant les 40°C. La question se pose, mais comment se retrouver dans cette spirale infernale de problèmes environnementaux que traverse notre planète et comment tenter de diminuer notre impact écologique sur celle-ci?

Quelques définitions

Avant de s’attaquer à la description détaillée du problème environnemental en question, commençons par quelques définitions pouvant aider à la compréhension de celui-ci !

Qu’est-ce que l’albédo? L’albédo représente le phénomène qui se produit lorsqu’une fraction de lumière ou de rayonnement solaire frappe un élément ou encore un objet le reflétant. Les éléments principaux contribuant à l’albédo de notre planète sont les nuages, la neige, la glace et les aérosols.

Gaz à effet de serre ou encore GES (diminutif de ce mot) : ce sont des gaz naturels permettant à la Terre de garder une partie de la chaleur émise par le soleil dans l’atmosphère. Il sont nécessaires au maintien de la température normale de notre planète puisque sans ceux-ci la température moyenne serait de -18 °C !

Qu’est-ce que le réchauffement climatique? Il s’agit d’une augmentation des températures moyennes de la planète causée principalement par les activités humaines au cours d’une certaine période.

Description du problème

Un des nombreux facteurs influençant la température à l’échelle mondiale de la planète est l’albédo de la Terre. Celui-ci est représenté par le nombre de surfaces réfléchissantes sous toutes les formes de la matière (solide, liquide et gazeuse). En effet, il est à noter que notre planète n’absorbe pas toute l’énergie ou encore toutes les radiations émises par le soleil ! Celles-ci sont en partie réfléchies par les nombreuses composantes de l’atmosphère comme les nuages permettant donc une stabilité de la température terrestre. Comment se fait-il que les nuages contribuent à la stabilité de la température ? Tout simplement parce ce qu’ils sont blancs ! En effet, le degré d’absorption ou encore de réflexion d’énergie solaire sur les surfaces diverses dépendra de la couleur de ces surfaces. Les couleurs foncées étant très absorbantes et les couleurs pâles comme le blanc ou le beige par exemple, l’étant moins. Selon vous, où est le problème ? En fait, le lien entre la diminution des surfaces d’albédo et le réchauffement climatique est bien plus présent que ce que vous pourriez imaginer. Prenons pour exemple la libération des gaz à effet de serre. L’effet de serre, comme vous le savez déjà, est un phénomène naturel qui est nécessaire au maintien de la température sur notre planète. Ces gaz, néanmoins, si produits en trop grande quantité, ne sont plus considérés comme naturels, mais bien néfastes. Au cours du dernier siècle, nombreux sont les secteurs qui ont produit des gaz à effet de serre. En effet, nous pouvons penser aux secteurs pétrolier, gazier, forestier qui libèrent des quantités énormes de dioxyde de carbone (CO2). Plusieurs autres gaz tels que la vapeur d’eau, le méthane et l’oxyde nitreux sont également libérés en quantité excessive dans l’atmosphère polluant celle-ci. La libération de ces GES finira par entrainer un réchauffement climatique important favorisant la fonte des banquises et ainsi la diminution des surfaces d’albédo. La couleur des océans, étant devenue plus foncée, favorisera l’absorption et la conservation de l’énergie solaire réchauffant donc les eaux et, par le fait même, la température terrestre. Par exemple, le 25 février 2021, la superficie de la banquise antarctique a été mesurée à son niveau le plus bas en 44 ans, soit à 1,9 millions de km2.

Plusieurs conséquences dévastatrices peuvent résulter du réchauffement des océans. Nous parlons alors de conséquences telles que la modification de la circulation océanique, la disparition de plusieurs espèces vivantes ou encore la modification du niveau de salinité des océans. Ces trois conséquences dévastatrices en entraînent plusieurs autres. En effet, elles peuvent apporter d’autres problèmes tels qu’une perturbation des transferts de chaleur des différents bassins du globe, le blanchissement des coraux, la destruction de la faune et de la flore marines et plusieurs autres… Bref, la libération de ces GES finira par entrainer un réchauffement climatique important favorisant une multitude de problèmes tels la fonte des banquises. Cela entraînera par la suite la diminution des surfaces d’albédo puisque le changement de couleur des océans attirera encore plus la chaleur, favorisant donc encore une fois le réchauffement climatique et ainsi de suite !  

La solution

À la suite de recherches faites par la NASA, Ban Ki-moon (ex-secrétaire de l’ONU) a proposé une initiative plutôt intéressante qui consistait à repeindre nos toits en blanc. Cette proposition pouvant paraître farfelue au départ a été appuyée par un projet réalisé dans la ville d’Ahmedabad en Inde. Cette initiative diminuerait la chaleur d’un toit quelconque d’environ 31°C et par ce fait même, la chaleur intérieure de la demeure en question d’environ 7°C ! Cette méthode se nomme le « cool roofing ».

Comment fonctionne cette idée?

À l’aide de cette méthode, les toits blancs, au lieu d’absorber les rayons de soleil, vont les rejeter. Grâce à cette réflexion, les bâtiments n’emmagasineront qu’une minime fraction de la chaleur émise par le soleil durant le jour, ce qui les fera refroidir plus vite au cours de la nuit. Un toit de ce genre permettrait de réduire d’environ 40% les coûts de climatisation et ferait en sorte de réduire l’utilisation de celle-ci offrant donc un impact positif pour notre planète. Déjà quelques villes telles que New-York ont commencé à appliquer cette solution environnementale. Les habitants de la Grèce, un pays reconnu pour ses jolis paysages et ses maisons blanches et bleues, ont depuis longtemps commencé à peindre leurs maisons en blanc parce que, pour eux, le blanc représentait une couleur noble et le symbole de la spiritualité. Au fil des années, il paraissait évident que la couleur blanche reflétait les rayons et abaissait la température à l’intérieur des maisons. Ce pays a donc utilisé le « cool roofing » sans même s’en rendre compte ! De nos jours, les Grecs savent que leurs habitations blanches permettent de réduire la température intérieure de celles-ci, d’ailleurs c’est l’une des raisons de l’entretien annuel de leurs peintures.

Dans les pays nordiques, les impacts seront évidemment moins grands, mais ils seront toutefois présents.

Pourquoi utiliser cette solution?

Premièrement, tous les types de toitures peuvent être simplement recouverts de peinture blanche, donc personne n’a besoin d’effectuer une modification sur celles-ci, si ce n’est de les peinturer. Voilà une solution efficace pour tous !

Deuxièmement, les coûts peu élevés de la peinture pourraient encourager les gens à faire ce grand changement. À l’aide de quelques dollars, voici la preuve qu’on pourrait grandement aider notre planète.

Pour finir, cette solution simple, rapide et efficace est un pas de plus pour trouver des solutions aidant petit à petit notre planète. Le réchauffement climatique n’a pas de frontières et est sans pitié ! Alors brisons ce cycle en augmentant nos surfaces d’albédo et n’oublions pas que nous avons seulement une planète et que nous devons en prendre soin puisque notre vie à tous en dépend.

Références :

Futura Science

Dailygeeks

Figaro immobilier

GEO

LE BLOG

Ministère de la transition écologique

Météorologie de réseau

Oceanium

SciencePost

TF1 info

Beiere

Ocean-climate

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