Un problème masqué

Par Laurier Duguay et Nataniel Bouchard-Pigeon (2022)

Situation

Depuis deux ans, l’un des meilleurs moyens pour se protéger contre la maladie communément appelée le Covid-19 est l’utilisation de masques n95 ou autres types de masques. Dans le monde, près de 129 milliards de masques sont jetés chaque mois, cela représente approximativement 3 millions de masques utilisés chaque minute. Un seul masque est capable de libérer près de 1,5 millions de microparticules de plastique dans l’eau qui sont ensuite entrainées dans plusieurs des écosystèmes marins. Les particules libérées sont composées en grande partie de polypropylène.

Le polypropène est un plastique extrêmement nocif pour l’environnement, car il est capable de résister à des conditions extrêmes pendant près de 400 ans. Il compose les fibres servant de filtre au masque. Il résiste à beaucoup de produits chimiques, car il fait partie de la famille des thermoplastiques. Ce plastique est constitué d’une résine semi-cristalline qui durcit lors du processus de refroidissement. Selon l’agence de sécurité nationale de la France, si ce plastique est ingéré par alimentation, certains additifs présents dans le polypropylène peuvent provoquer une activité oestrogénique (stimulation de la production d’hormones féminines). Ces additifs peuvent potentiellement favoriser le cancer du sein.

Le métal du masque présent au niveau de la barrette nasale (une petite tige d’aluminium semi-rigide modulable) peut se retrouver dans l’alimentation de certains animaux et alors devenir nocif pour leur santé.

Solution

Pour contrer la problématique de la pollution par les masques jetables, une entreprise a eu l’idée de créer des bacs de récupération spécialement faits pour les masques jetables dans le but de leur donner une deuxième vie en les recyclant. Ces bacs sont 100% biodégradables, car ils sont faits en carton. Pour cette compagnie, un bac de taille moyenne peut conteneur jusqu’à 350 masques et les plus gros peuvent contenir 1000L de masques. Le procédé nécessaire pour recycler le masque est l’isolement des masques pour une période prédéterminée afin d’éviter tout risque de contamination, puis ils sont triés manuellement, broyés et ensuite magnétiquement triés pour séparer les barrettes de métal du plastique. Ce processus sert à réutiliser les granules de polypropylène, le principal polluant provenant des masques. Le siège social de la compagnie est à Magog ce qui fait d’elle une compagnie québécoise.

En France, des entrepreneurs ont eu l’initiative de transformer les masques jetables en T-shirts. Un T-shirt est fabriqué avec les matériaux provenant de 50 masques. Cela permet une minimalisation des pertes de matériau et de donner une deuxième vie à des masques qui se seraient retrouvés dans la nature ou dans des sites d’enfouissement.

Il y a aussi des idées plus artistiques. Oriane Meyer, une jeune Québécoise, a découvert que le tissu à l’intérieur des masques peut servir à remplacer l’argile dans la fabrication de sculptures grâce à un processus très simple accessible à tous.

Références :

Good Zero

Chandail

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